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Activité de conservation de tissus humains

Synthèse

Tableaux et figures complémentaires

 

En 2007, 37 banques de tissus (dont une sur deux sites) ont déclaré une ou plusieurs activités de conservation et de cession de tissus, dont 12 hospitalières, 17 appartenant à l'EFS et 8 privées. Les 8 banques privées ne préparent qu'un seul type de tissus alors que 14 sur 17 des banques appartenant à l'EFS et 9 sur 12 des banques publiques préparent plusieurs types de tissus. Depuis l'année 2000, les volumes de tissus réceptionnés et cédés continuent de varier selon le type de tissus considéré.

Le tableau T 1 résume l'ensemble de l'activité de réception et de cession de greffons des 37 banques de tissus, c'est-à-dire l'ensemble des greffons réceptionnés depuis les lieux de prélèvement ou adressés par d'autres banques françaises et ceux cédés aux utilisateurs ou à d'autres banques françaises. C'est à partir de ce tableau que les comparaisons entre les années ont été effectuées.

Le nombre de cornées réceptionnées et cédées, après avoir régulièrement augmenté depuis 1996, poursuit la décroissance amorcée en 2006. Cette décroissance porte à la fois sur les cornées réceptionnées (8 303 en 2007 pour 8 803 en 2006, soit - 6 %) et les cornées cédées (4 252 en 2007 pour 4 383 en 2006, soit - 3 %). La proportion de cornées éliminées est stable à 48 %. Comme en 2006, le taux d'importation de cornées est nul. Par contre, l'activité d'exportation débutée en 2005 n'a pas été soutenue en 2007 et mériterait une organisation globale (103 en 2007 pour 152 en 2006 et 213 en 2005). Cependant, la proportion de cornées échangées entre les banques françaises continue d'augmenter (12,2 % des greffons cédés en France en 2007 pour 8,4 % en 2006).

L'activité de conservation de membranes amniotiques est évaluée depuis 2002. En 2007, il y a eu 63 placentas réceptionnés et 1 801 greffons cédés. Une comparaison avec les années antérieures est difficile car toutes les banques de tissus ne différencient pas forcément les placentas et les membranes amniotiques dans leur comptabilité. Ces greffons sont ceux qui sont le plus échangés entre les banques puisque 19,4 % d'entre eux ont été distribués à l'utilisateur par une banque ne les ayant pas forcément « préparés ». Cette activité « d'intermédiaire » est le fait de 4 banques.

Tableau T 1. Evolution du volume d'activité de conservation de tissus humains (nombre ou surface de greffons)


Le nombre de têtes fémorales réceptionnées augmente de 5 % (14 722 en 2007 pour 14 060 en 2006). Le nombre de greffons produits à partir des têtes fémorales et distribués augmente également de 18 % (18 491 en 2007 pour 15 622 en 2006). La différence entre l'activité d'importation (5 540 greffons) et celle d'exportation (4 681 greffons) est plus liée à des besoins spécifiques ponctuels qu'à une véritable pénurie, dans la mesure où le stock reste élevé (9 403 au 31 décembre 2007).

La réception des os massifs et segments augmente à nouveau (200) en 2007 par rapport à 2006 avec une part de greffons importés qui reste élevée, à 23,5 %. Le pourcentage de greffons échangés entre les banques françaises, à savoir 2,4 % pour les greffons issus de têtes fémorales et 6,4 % pour les os massifs, est stable par rapport à 2006.

Pour la peau, la surface de tissus réceptionnés continue d'augmenter depuis 2006 pour atteindre 33,2 m2 en 2007. De même, la surface de tissus cédés augmente par rapport à 2006 de 18 % (30,8 m2 en 2007 pour 26,1 m2 en 2006). Le ratio d'origine des prélèvements résidu opératoire/donneur décédé est stable. Les prélèvements réalisés à la morgue augmentent avec une moindre proportion de greffons éliminés que les prélèvements réalisés lors de PMO, témoignant sans doute d'une meilleure qualité de ce mode de prélèvement. La part des importations (29,9 %) reste élevée, en deuxième place derrière les valves. Malgré les efforts réalisés, la situation de pénurie persiste.

En 2007, le nombre de cœurs réceptionnés continue de diminuer de façon très importante par rapport à 2005 et 2006, passant de 289 à 176 et 98. Le nombre total de valves réceptionnées baisse de 667 à 542 entre 2006 et 2007. Le nombre de valves cédées diminue également (100 en 2007), principalement au détriment des valves mitrales (3 en 2007). La poursuite de l'augmentation du taux d'échange entre les banques (7 %) et le pourcentage d'importation à 37,6 % reflète une relative pénurie vraisemblablement plus qualitative que quantitative dans la mesure où on note un stock de 479 valves au 31 janvier 2007.

Le nombre d'artères réceptionnées est stable (414 en 2007 pour 412 en 2006) alors que le nombre de greffons cédés diminue : 381 pour 402 en 2006. Les demandes pour des indications vitales nécessitent le recours aux importations (39 en 2007) et une action de fond sur le prélèvement est en cours. Cependant, là encore le stock au 31 décembre 2007 n'est pas nul (298).

Le nombre de greffons veineux réceptionnés continue d'augmenter depuis 2003 pour atteindre 2 735 en 2007, alors que le nombre de greffons cédés est relativement stable (534 en 2007 pour 504 en 2006). A noter que l'activité de conservation et de cession des greffons veineux est le fait quasiment d'une seule banque et porte sur les greffons saphènes.

Comme en 2006, si le niveau global de réception et de distribution semble satisfaisant pour certains tissus, certains points doivent être améliorés. Pour les cornées, il s'agit de continuer à favoriser les échanges entre les banques vers celles de régions à faible niveau de prélèvement, et d'encourager les possibilités d'exportation. Pour les os massifs et les vaisseaux, il semble nécessaire d'améliorer l'activité de prélèvement et la richesse qualitative des greffons disponibles dans les banques. Pour les valves, la diminution de l'activité peut être liée à la diminution de la demande du fait de changements de pratiques (bio-prothèses posées par voie transcutanée par exemple). Pour la peau, l'effort sur le prélèvement porte ses fruits avec une activité de cession accrue, mais il doit être maintenu afin de diminuer les importations.


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