Cellules souches hématopoïétiques  

Tableaux et figures complémentaires

Synthèse


 

Activité des unités de prélèvement par cytaphérèse et des laboratoires de thérapie cellulaire

Activité de prélèvement 

Prélèvement de cellules souches hématopoïétiques par cytaphérèse

Figure CSH 7. Evolution de l'activité de cytaphérèse en vue d'autogreffe


Les prélèvements par cytaphérèse sont stables depuis trois ans avec un chiffre moyen de 1,9 cytaphérèses par patient, mais sensiblement inférieurs aux années précédentes. La part de l'activité pédiatrique est en diminution. Elle représente 4,9 % en 2008 (pour 5,5 % en 2007), soit 291 prélèvements pour 184 mineurs de moins de 18 ans (326 prélèvements pour 201 mineurs, en 2007). Elle a été réalisée dans 24 unités de cytaphérèse.

Figure CSH 8. Evolution de l'activité de cytaphérèse en vue d'allogreffe


Prélèvement de cellules souches hématopoïétiques par ponction osseuse

L'activité de prélèvement de CSH d'origine médullaire est estimée par les données fournies par les laboratoires de thérapie cellulaire au regard des produits réceptionnés.

Le nombre de prélèvements chez des adultes en vue d'autogreffe qui était en diminution depuis dix ans se stabilise depuis 2006. Il atteint 49 prélèvements en 2008 (44 en 2006). Il s'agit du nombre de patients pour lesquels la cytaphérèse est impossible. Chez l'enfant, le nombre de prélèvements par an continue de chuter, il est passé de 102 en 1997 à 14 en 2008.

L'activité de prélèvement de moelle osseuse en vue d'allogreffe chez un donneur familial reste stable depuis 2001 (260 en 2007 dont 86 enfants, et 279 en 2008 dont 102 enfants). Le nombre de donneurs non apparentés auxquels un greffon médullaire a été prélevé, après avoir baissé jusqu'en 2006 (143 donneurs), augmente à nouveau depuis 2007 pour passer à 175 en 2007, et 197 en 2008, ce qui témoigne de la persistance d'indications spécifiques pour ce type de greffons (aplasies médullaires) ainsi que de l'augmentation globale de l'activité d'allogreffe non apparentée.

Prélèvement de lymphocytes

Figure CSH 9. Evolution du nombre de donneurs et de prélèvements de lymphocytes en vue d'injection allogénique


L'activité de prélèvement de lymphocytes reste globalement stable : 187 prélèvements réalisés sur 120 donneurs, dont 14 de moins de 18 ans. Parmi eux, 120 prélèvements proviennent de donneurs allogéniques familiaux et 67 de donneurs non apparentés.

La photochimiothérapie

En 2008, l'activité est comparable à celle de 2007 : 219 patients ont été traités (dont 19 de moins de 18 ans) dans 14 centres, pour un total de 2 846 séances.

Activité de préparation de produits de thérapie cellulaire

En 2008, le nombre de produits cellulaires réceptionnés par les 32 laboratoires de thérapie cellulaire est en légère augmentation (8 089 en 2008 pour 7 557 en 2007).

On note le rapport de 1 préparation de cellules souches mésenchymateuses (CSM) et de 346 préparations de thérapie à usage local (dont 10 indications cardiaques, 246 indications orthopédiques et 10 indications ophtalmologiques). La variabilité des indications montre que l'utilisation de ces préparations reste du domaine de la recherche clinique.

Le nombre total de tris cellulaires CD34+ est stable pour les greffons allogéniques (57 tris en 2008 pour 51 en 2007), et en augmentation pour les greffons autologues (128 tris en 2008 pour 21 en 2007).

Quatorze mille cinq cent soixante seize (14 576) poches autologues ont été congelées en 2008 alors que 8 888 ont été décongelées. Cette différence qui persiste d'année en année entraîne une accumulation de greffons congelés qui pose le problème de la conservation à long terme de ces greffons dont l'utilité est incertaine. A ce titre, ce sont au total plus de 57 000 poches qui sont actuellement stockées dans l'ensemble des centres de thérapie cellulaire. Ce stock est bien évidemment moindre pour les greffons allogéniques (1 345 au total) avec une stabilité en 2008 : 656 poches congelées et 209 poches décongelées.

Un groupe de travail des professionnels concernés, piloté par l'agence de la Biomédecine, s'est déjà réuni en 2008 pour présenter des recommandations concernant la destruction de certains greffons conservés a long terme, et les travaux de ce groupe sont en voie de finalisation en 2009 pour approbation et utilisation dans les centres de thérapie cellulaire.

Activité de conservation de sang placentaire (RFSP)

L'activité de stockage d'unités de sang placentaire (USP) non apparentées a concerné en 2008 les 3 banques actives du Réseau Français de Sang Placentaire (Bordeaux, Besançon et Saint-Louis). Ces trois banques ont réceptionné 4702 prélèvements de sang placentaire (+ 68 % par rapport à 2007) permettant la validation et l'inscription de 1 113 nouvelles unités sur le registre du RFSP.

Dix huit laboratoires ont été amenés à réceptionner et/ou décongeler des USP non apparentées provenant de banques françaises ou étrangères pour des patients français ou étrangers, totalisant en 2008, 385 cessions d'USP (nationales ou internationales) pour des patients nationaux et 74 cessions d'USP (nationales) pour des patients internationaux.

Ces cessions d'USP ont permis de constituer 254 greffons pour des patients nationaux (123 greffons simples et 131 greffons doubles) et 72 greffons pour des patients internationaux.

L'activité de conservation d'unités de sang placentaire familial (cas d'hémopathie dans la famille) a concerné 22 laboratoires de thérapie cellulaire qui ont conservé 165 poches et permis la réalisation de 9 greffes intra-familiales.

Activité des comités d'experts chargés d'autoriser les prélèvements de moelle osseuse sur une personne vivante mineure

Les comités d'experts chargés d'autoriser les prélèvements de moelle osseuse sur une personne vivante mineure fonctionnent depuis juin 1996, suite à la publication :

  • du décret n° 96-375 du 29 avril 1996, relatif aux modalités de consentement au prélèvement d'organe effectué sur une personne vivante ainsi qu'à la composition et au fonctionnement des comités d'experts habilités à autoriser un prélèvement de moelle osseuse sur la personne d'un mineur ;
  • de l'arrêté du 4 juin 1996 fixant le ressort territorial de ces comités et portant nomination de leurs membres ;
  • et de leur actualisation par le décret du 10 mai 2005.
  • Figure CSH 10. Répartition des âges des donneurs mineurs vus par les comités d'experts


Cent quatorze entretiens ont été effectués au cours de l'année 2008, ce qui montre une tendance à l'inversion des chiffres des dernières années (92 en 2004, 109 en 2005, 93 en 2006, 83 en 2007), avec obtention d'avis favorable pour tous les mineurs entendus dans le cadre de ces entretiens. La répartition de l'âge de ces mineurs est similaire d'une année sur l'autre.


Activité du Registre France Greffe de Moelle

Tableau CSH 9. Répartition par centre receveur, des patients âgés de plus de 55 ans inscrits au cours de l'année 2008


On note que plus d'un tiers des patients inscrits au cours de l'année 2008 est âgé de plus de 55 ans, ce qui témoigne de l'évolution de l'accès facilité de ces patients à l'allogreffe non apparentée grâce aux protocoles de conditionnement d'intensité réduite qui leur sont proposés avant la greffe.

Figure CSH 11. Demandes de typages HLA de classe II pour les patients nationaux. Etude comparative 2006-2008


Le nombre de demandes de typages HLA classe II générique et allélique a diminué en 2008 du fait de la mise en place de nouvelles stratégies de typage au 1er janvier 2008 :

  • typage HLA DRB1 de tous les nouveaux donneurs à un niveau de résolution intermédiaire ou allélique,
  • typage rétrospectif HLA CwDRB1 de 6 026 donneurs de moins de 40 ans inscrits de 2000 à 2007 (objectif de 30 000 donneurs en 3 ans).
  • Tableau CSH 10. Répartition des sources de cellules souches hématopoïétiques selon l'âge et le sexe des patients


    Tableau CSH 11. Répartition des greffons de cellules souches médullaires et périphériques et des cessions d'USP en 2008, selon l'année d'inscription des patients


32,8 % des patients inscrits en 2008 ont été greffés dans l'année. Au total, entre 2007 et 2008, ce sont 43,8 % des patients inscrits au cours de ces deux années qui ont bénéficié d'une greffe allogénique de CSH non apparentés.

Figure CSH 12. Année d'inscription des patients ayant bénéficié d'un greffon de CSH prélevé en 2008 (N = 857)


59,4 % des patients greffés en 2008 ont été inscrits dans la même année et 95 % en 2007-2008.

Figure CSH 13. Répartition des greffons selon l'origine des CSH en 2008 (N = 857)


Tableau CSH 12. Répartition des greffons selon la source de CSH


On note une augmentation significative du nombre de greffons doubles de sang placentaire, proposés à des patients adultes n'ayant pas de donneur compatible.


Activité de greffe

Matériel et méthodes

Données

Mode de recueil

Depuis 1995, l'Etablissement français des Greffes, puis l'Agence de la biomédecine, recueille chaque année deux types d'informations relatives aux greffes : le nombre total de greffes réalisées et le nombre total de patients greffés, par centre et par type de greffe (ces chiffres sont reportés dans les Tableaux CSH 13, CSH 15, CSH 16 ) et des informations plus précises concernant chaque nouvelle greffe réalisée pendant l'année en cours, ainsi que la mise à jour du suivi des patients greffés les années précédentes. Le nombre total de greffes réalisées et le nombre total de patients greffés sont obtenus d'une part par les fiches papier d'activité recueillies auprès de chaque centre, et d'autre part par extraction de la base ProMISe. Malgré le contrôle qualité effectué par l'Agence de la biomédecine et les demandes de correction envoyées aux centres, il manque les données précises de 92 allogreffes (6,3 %) et de 455 autogreffes (15,4 %).

Population étudiée - Exhaustivité

La base de données constituée par l'extraction des données saisies par les 78 centres de greffes de CSH comprend pour les greffes 2008:

  • 1 380 allogreffes réalisées pour 1 353 patients ; l'exhaustivité est de 93,7 % par rapport aux chiffres d'activité communiqués par les centres (Tableaux CSH 15 et CSH 16)  ;
  • 2 496 autogreffes réalisées sur 2 359 patients ; l'exhaustivité est de 84,6 % (Tableau CSH 13) ;

Pour l'étude de la survie des patients après allogreffe de CSH, la base de données contient 14 007 patients ayant reçu une allogreffe entre 1992 et 2008. Parmi eux, ont été exclus ceux dont l'une des variables de suivi (état aux dernières nouvelles ou date de dernières nouvelles) était manquante, soit 169 patients (1,2 %). La base finale contenait donc 13 838 patients, dont 9 174 (66,3 %) allogreffés à partir d'un donneur apparenté, 4 584 (33,1 %) allogreffés à partir d'un donneur non apparenté et 80 (0,6 %) pour lesquels le type de donneur était manquant.

Méthodes statistiques

Les résultats présentés sur les greffes de l'année 2008 ont été obtenus à l'aide des procédures de statistique descriptive du logiciel SAS.

Pour l'étude de la survie des patients après allogreffe de CSH, le critère étudié est la durée de survie du patient quel que soit le nombre de greffes reçues. Il est défini à partir de la date de la première greffe, de la date des dernières nouvelles de la dernière greffe et de l'état du patient à cette date. La date de point a été fixée au 31 décembre 2008. Les courbes de survie ont été réalisées par la méthode actuarielle et les estimations de la probabilité de survie à différents délais ont été calculées par la méthode de Kaplan-Meier. Pour chaque courbe est également indiquée la médiane de survie, c'est-à-dire le temps au bout duquel 50 % des patients sont encore en vie.

Ces résultats sont à interpréter avec prudence. Ils ne donnent qu'une idée globale de la survie des patients après allogreffe de CSH. En effet, la plupart des courbes représentées ne prennent en compte qu'un seul facteur : l'indication de la greffe. Pour apprécier plus précisément l'efficacité de la greffe, il est indispensable de tenir compte de l'ensemble des facteurs pronostiques potentiels.

Analyse de l'activité

En 2008, 4 230 patients ont reçu une ou plusieurs injections de CSH autologues ou allogéniques, soit 215 patients de plus que l'an passé (+ 5,3 %).

Activité autologue

Figure CSH 14. Evolution du nombre de patients ayant eu une autogreffe de CSH


En 2008, 2 951 greffes autologues ont été réalisées pour 2 786 patients qui ont reçu une ou plusieurs autogreffes.

Le tableau suivant rapporte l'activité d'autogreffe telle qu'elle a été déclarée par chaque centre. Dans la colonne centrale est notée l'activité extraite de la base de données ProMISe. En grisé sont indiqués les centres qui ont saisi dans ProMISe moins des trois quarts des greffes réalisées. Par ailleurs, malgré le contrôle qualité effectué sur la base ProMISe, il persiste un centre pour lequel le nombre de greffes saisies est légèrement supérieur au nombre de greffes déclarées.

Tableau CSH 13. Evolution de l'activité d'autogreffe de CSH par équipe 


Figure CSH 15. Evolution de la moyenne d'âge des patients ayant eu une autogreffe de CSH


Figure CSH 16. Répartition des diagnostics chez les 2 357 patients ayant eu une autogreffe de CSH en 2008 et pour lesquels le diagnostic est connu

HEMOPATHIES** (n = 2 108)


TUMEURS SOLIDES** (n = 242)


Figure CSH 17. Evolution de la répartition des indications d'autogreffe


Ces figures montrent la stabilité relative des indications d'autogreffe à l'exception de la baisse continue, depuis 2004, des indications de greffes pour LAM et de celle des indications pour cancer du sein, qui ne représentent plus que 15,3 % des indications non hématologiques d'autogreffe pour tumeur solide (Figure CSH 16) et 1,6 % des indications totales d'autogreffe (Figure CSH 17) .

Tableau CSH 14. Répartition des 161 enfants autogreffés en 2008 selon l'âge et le type d'indication


En 2008, les autogreffes pédiatriques ont été réalisées dans 26 centres. Elles sont stables en valeur absolue (203 greffes en 2008 pour 161 enfants contre 204 greffes en 2007 pour 154 enfants), et en valeur relative (8,15 % des autogreffes 2008 pour 8,8 % en 2007).

Activité allogénique

En 2008, 1 472 greffes de CSH allogéniques (moelle osseuse, sang périphérique ou sang placentaire) ont été réalisées chez 1 444 patients. Il s'agissait de 631 greffes avec un donneur apparenté et de 841 greffes avec un donneur non apparenté. Ces chiffres reflètent une augmentation de l'activité globale de 6,7 % (1 379 greffes en 2007) et de 9,9 % pour les greffes non apparentées (765 greffes en 2007).

Figure CSH 18. Evolution du pourcentage d'allogreffes de CSH effectuées à partir d'un greffon d'un donneur non apparenté par rapport au nombre total d'allogreffes


La part des greffons non apparentés (moelle osseuse, sang périphérique et sang placentaire) continue d'augmenter progressivement depuis 15 ans.

Figure CSH 19. Evolution de la moyenne d'âge des patients ayant eu une allogreffe de CSH


L'âge moyen des patients est stable à 38 ans. L'âge médian de ces patients est de 43 ans (1 mois et demi - 70 ans) et 26,9 % d'entre eux ont plus de 55 ans (contre 23,9 % en 2007). Ceci témoigne de la part croissante des greffes à conditionnement d'intensité réduite, qui s'adressent en général aux patients les plus âgés.

Figure CSH 20. Evolution de la répartition des sources de greffon des CSH allogéniques


Les greffes de sang placentaire continuent d'augmenter en valeur absolue (246 versus 211) et relative (16,7 % versus 15,3 %). Elles représentent 28 % des seules greffes non apparentées.

Figure CSH 21. Evolution de la répartition des sources de greffon des CSH allogéniques apparentées


Figure CSH 22. Evolution de la répartition des sources de greffon des CSH allogéniques non apparentées


Figure CSH 23. Répartition des allogreffes de CSH selon le type du donneur


Le nombre de greffes non apparentées évalué dans la base ProMISe est de 756, contre 841 greffes déclarées dans les fiches d'activité. Le nombre de greffes apparentées évalué dans la base ProMISe est de 591, contre 631 greffes déclarées dans les fiches d'activité. Sous l'hypothèse que les chiffres déclarés sont exacts, la proportion de greffes non saisies ou saisies avec parenté manquante est donc plus importante pour les greffes non apparentées (10,1 %) que pour les greffes apparentées (6,3 %).

Le tableau suivant rapporte l'activité d'allogreffe telle qu'elle a été déclarée par chaque centre. Dans la colonne centrale est notée l'activité extraite de la base de données ProMISe. En grisé sont indiqués les centres qui ont saisi dans ProMISe moins des trois quarts des greffes réalisées.

Tableau CSH 15. Evolution de l'activité d'allogreffe de CSH par équipe 


L'activité d'allogreffe se répartit dans 37 équipes. Quatre équipes réalisent moins de 10 greffes (équipes pédiatriques qui peuvent partager leur autorisation avec l'équipe adulte).

Tableau CSH 16. Activité d'allogreffe de CSH par type de donneur, d'origine du greffon et par équipe en 2008


Le recours à un greffon prélevé chez un donneur non apparenté reste encore inégal entre les équipes (de 21 % à 86,7 %, en excluant les deux centres qui n'ont réalisé qu'une allogreffe apparentée). On note que l'augmentation des greffes de sang placentaire non apparentées se répartit dans quasiment toutes les équipes, dont 9 seulement en réalisent 10 ou plus, totalisant 152 des 237 greffes de sang placentaire non apparentées. La tendance est à l'augmentation des allogreffes non apparentées de sang placentaire dans toutes les équipes, mais du fait des petits nombres de greffes et des variations annuelles, cette tendance sera plus visible en totalisant l'activité de plusieurs années.

Figure CSH 24. Répartition des indications en 2008 des allogreffes apparentées (n = 580)


Figure CSH 25. Répartition des indications en 2008 des allogreffes non apparentées (n = 743)


Les indications d'allogreffe sont assez superposables, que le donneur soit apparenté ou non, mais on note une légère modification des indications des greffes apparentées avec une diminution de la proportion des LAL et LAM par rapport à l'an dernier et une légère augmentation des myélomes, aplasies, et affections constitutionnelles.

Figure CSH 26. Evolution de la répartition des indications d'allogreffe


Les deux principales indications restent les leucémies aiguës myéloblastique et lymphoblastique, dont la proportion relative diminue, alors qu'on observe une stabilité, voire une augmentation de certaines hémopathies lymphoïdes ou des aplasies. On note une diminution des indications pour myélodysplasies, et les indications pour leucémie myéloïde chronique sont stables (2,9 %). Par ailleurs, les tumeurs solides, qui diminuaient depuis 2001, montrent une légère augmentation à 1,1 % en 2008.

Figure CSH 27. Evolution du pourcentage d'allogreffes de CSH réalisées après un conditionnement d'intensité réduite par rapport au nombre total d'allogreffes


Figure CSH 28. Répartition des indications en 2008 des allogreffes après conditionnement d'intensité réduite (n = 741)


Tableau CSH 17. Transfusions de lymphocytes du donneur en 2008


Un total de 163 patients a reçu, après allogreffe, des injections de lymphocytes de leur donneur. La majorité de ces injections ont été réalisées dans le cadre de chimérisme mixte ou de rechute, et non pas de façon programmée, même après conditionnement d'intensité réduite.

Comme chaque année, l'activité pédiatrique, définie par l'âge inférieur ou égal à 18 ans des receveurs, a été évaluée sur les 1 380 allogreffes saisies dans ProMISe. L'âge étant manquant pour deux patients dans Promise, 297 allogreffes de CSH ont été rapportées pour 287 enfants de moins de 18 ans (soit 21,6 % des allogreffes) dans 26 centres.

Figure CSH 29. Part de l'activité pédiatrique d'allogreffe de CSH depuis 2002


De façon stable, les maladies malignes représentent 64,4 % des indications d'allogreffe chez les receveurs de moins de 18 ans.

Figure CSH 30. Proportion de maladies malignes en fonction de l'âge chez les 287 patients de moins de 18 ans ayant reçu une allogreffe en 2008


Tableau CSH 18. Nombre d'allogreffes apparentées et non apparentées selon l'origine des cellules et le diagnostic chez les patients de moins de 18 ans


La proportion de greffons issus de la moelle osseuse est, chez les receveurs mineurs, plus élevée (65,1 %) que dans la population générale en raison de l'interdiction de prélèvement des CSP mobilisées après G-CSF pour un donneur mineur. La part des greffes de sang placentaire (24,7 %) reste plus élevée que chez l'adulte.

Tableau CSH 19. Allogreffes dérogatoires en 2008 


L'Etablissement français des Greffes, puis l'Agence de la biomédecine, poursuit, depuis 2001, une enquête concernant les marqueurs d'infectiosité recherchés chez les donneurs de cellules souches hématopoïétiques. Réglementairement, les marqueurs qui doivent être recherchés chez les donneurs de moelle sont ceux du VIH (anticorps et antigène p24 ou ARN du VIH1), HTLV1, VHB, VHC, syphilis, CMV, EBV, toxoplasmose. La positivité de la recherche des anticorps pour le VIH ou le HTLV1 ou de l'antigénémie p24 constitue une interdiction formelle au prélèvement de CSH. En revanche, des dérogations de greffe sont possibles, sous certaines conditions (décret du 21 décembre 2005), si les donneurs sont porteurs de marqueurs d'infection des hépatites B ou C. Les sérologies CMV, EBV, toxoplasmose et syphilis n'ont qu'une valeur informative.

Actuellement, on recense 26 greffes dérogatoires réalisées en 2008 (sous réserve de données non encore disponibles). Ces cas, qui excluent les donneurs vaccinés contre l'hépatite B, sont résumés dans le tableau ci-dessus, les statuts sérologiques des receveurs étant donnés à titre indicatif. Ces dérogations concernent 2 donneurs non apparentés et 24 familiaux. Il s'agit dans 21 cas de marqueurs de l'hépatite B, dans 4 cas de marqueurs de l'hépatite C et dans 1 cas de marqueurs de l'hépatite B et de l'hépatite C. Dans le cadre de l'application du décret du 21 décembre 2005, ces cas doivent faire l'objet d'une déclaration et d'un suivi spécifique mis en place en 2006.

Etude de la survie des patients après allogreffe de cellules souches hématopoïétiques

Etude globale selon la période de greffe

L'évolution des modalités de greffe entraîne une amélioration progressive de la survie depuis 1992 dans la population globale (Figure CSH 31) , pour les patients greffés pour leucémie aiguë (Figure CSH 32) et pour les patients greffés pour aplasie médullaire (Figure CSH 33) .

Figure CSH 31. Survie des patients après allogreffe selon la période


Figure CSH 32. Survie des patients après allogreffe pour leucémie aiguë myéloïde ou leucémie aiguë lymphoïde, selon la période


Figure CSH 33. Survie des patients après allogreffe pour aplasie, selon la période


Etude sur les leucémies myéloïdes et lymphoïdes à partir de 2001, uniquement en rémission complète

Les figures suivantes ont été réalisées en excluant les allogreffes de sang placentaire. Par ailleurs, le degré de disparité HLA des donneurs non apparentés n'a pas été pris en compte. De ce fait, les courbes de survie des patients greffés avec un donneur non apparenté, et leurs différences avec celles des patients ayant reçu des greffes apparentées sont à interpréter avec prudence, une partie des différences observées pouvant être expliquée par la disparité HLA (Figures CSH 34 à 37) .

Figure CSH 34. Survie des adultes après allogreffe pour leucémie aiguë myéloïde en rémission complète, selon le type de donneur


Figure CSH 35. Survie des enfants après allogreffe pour leucémie aiguë myéloïde en rémission complète, selon le type de donneur


Figure CSH 36. Survie des adultes après allogreffe pour leucémie aiguë lymphoïde en rémission complète, selon le type de donneur


Figure CSH 37. Survie des enfants après allogreffe pour leucémie aiguë lymphoïde en rémission complète, selon le type de donneur


Etude sur les aplasies selon l'origine (acquise ou constitutionnelle)

Les figures suivantes ont été réalisées en excluant les allogreffes de sang placentaire (Figures CSH 38 et 39) . Comme pour les courbes précédentes, l'absence de prise en compte des disparités HLA des donneurs non apparentés rend l'interprétation de ces courbes délicate.

Figure CSH 38. Survie des patients après allogreffe pour aplasie acquise, selon le type de donneur


Figure CSH 39. Survie des patients après allogreffe pour aplasie constitutionnelle, selon le type de donneur


Etude de la survie des patients ayant reçu une greffe après un conditionnement d'intensité réduite

Les figures suivantes ont été réalisées en excluant les allogreffes de sang placentaire (Figures CSH 40, 41, 42) . Ces courbes montrent que la différence de survie selon le type de donneur apparaît moins marquée voire inexistante contrairement aux courbes précédentes. L'âge moyen des patients allogreffés avec un conditionnement réduit est de 48 ans (médiane : 53 ans), tandis que celui des patients allogreffés quel que soit le type de conditionnement est de 38 ans (médiane : 43 ans). Cette différence d'âge pourrait faire partie des facteurs expliquant la différence de survie par rapport à la population globale des malades allogreffés (Figure CSH 40 versus Figure CSH 34) .

Figure CSH 40. Survie des patients après allogreffe avec conditionnement atténué pour leucémie aiguë myéloïde en rémission complète, selon le type de donneur


Figure CSH 41. Survie des patients après allogreffe avec conditionnement atténué pour lymphome, selon le type de donneur


Figure CSH 42. Survie des patients après allogreffe avec conditionnement atténué pour myélome, selon le type de donneur


Etude de la survie des patients ayant reçu une greffe de sang placentaire

L'absence d'indication sur le typage HLA rend difficile l'interprétation de cette courbe globale.

Figure CSH 43. Survie des patients après allogreffe de sang placentaire


 

 


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