Dans cette partie mise en ligne du rapport de l’Agence de la biomédecine, les données issues des rapports d’activité des centres clinico-biologiques et des laboratoires d’AMP permettent de décrire l’ensemble des activités de l’AMP en France au cours de l’année 2008. Elles permettent également de décrire les tendances observées ces 5 dernières années et le cas échéant, d’ouvrir des pistes de réflexion et d’analyses complémentaires.
Exhaustivité
En 2008, 105 centres clinico-biologiques et 108 laboratoires sont autorisés à pratiquer une ou plusieurs activités d‘AMP.
Parmi eux, 2 centres clinico-biologiques1 et 6 laboratoires2 n’ont pas adressé leur rapport. Par ailleurs, en raison d’une transmission tardive des rapports à l’Agence, les données de 3 centres clinico-biologiques3 et 5 laboratoires4 n’ont pas pu être intégrées dans la base d’analyse.
Pour estimer l’impact des données manquantes sur l’activité globale de 2008, on peut se référer à l’activité déclarée pour 2007 par ces centres et laboratoires, soit 2645 cycles d’insémination, 975 FIV, 1440 ICSI et 349 TEC et pour un centre, 9 tentatives avec don d'ovocytes.
Contrôle de qualité des données
Une procédure de contrôle qualité, basée sur la détection systématique de données manquantes et d’incohérences suivie de demandes de clarifications a permis, d’une part, d’améliorer de façon significative la précision des données collectées, et d’autre part, de détecter des indicateurs mal compris ou mal exprimés, en vue de les rendre plus explicites dans la prochaine version du modèle de rapport.
Règles d’imputation
Toutes les corrections transmises par les centres avant le 15/03/2010 ont été intégrées à la base de données.
Les données manquantes et incohérentes restantes ont été traitées de la façon suivante :
- remplacement de la valeur manquante par une valeur vraisemblable compte-tenu des autres informations disponibles ;
- exclusion des données du centre pour un indicateur donné si aucune valeur vraisemblable ne peut être attribuée.
Qualité des données
Comme l’année précédente, la qualité globale des données transmises continue de s’améliorer.
Le nombre d’issues de grossesse inconnues continue de diminuer, et devient presque négligeable. Encore une fois, le manque d’information sur le suivi est surtout le fait d’un petit nombre d’établissements qui ne respectent pas les règles de bonnes pratiques5. Ils sont cependant moins en moins nombreux.
Par ailleurs, les définitions des items n’ayant pas bougé depuis plusieurs années maintenant, le recul sur l’activité devient donc de plus en plus fiable.
Bien qu’une attention toute particulière ait été portée à l’ensemble des données, les données relatives à la conservation des gamètes et tissus germinaux à usage autologue en vue de préserver la fertilité restent difficiles à identifier par les professionnels, qui la regroupent souvent avec la conservation de gamètes en cours d’AMP. En effet, certaines conservations de gamètes se situent à la frontière de ces deux activités et les logiciels utilisés par les centres ne permettent pas toujours cette distinction.
Enfin, les données concernant l’état des conservations au 31 décembre de l’année 2008 (gamètes ou embryons) semblent difficiles à comptabiliser pour les centres. En effet, les stocks peuvent parfois inclure des conservations datant de plusieurs années, dont il n’existe pas de trace informatique.
Plus les années passent, et plus l’agence dispose d’un recul pour observer des évolutions de l’activité d’AMP. De plus, le mode de recueil s’étant stabilisé, les comparaisons d’une année sur l’autre devraient devenir plus fiables. La mise en évidence des tendances ne concerne plus simplement l’activité générale, mais aussi des activités plus spécifiques, notamment celles liées aux dons ou à l’utilisation de techniques particulières, dont on peut nettement observer les évolutions. Enfin, les pratiques en matière de transfert embryonnaire (nombre d’embryons transférés, congélation) ainsi que leurs évolutions sont elles aussi plus précisément décrites.
La description faite dans ce rapport ne concerne que l’activité globale et les pratiques, telles qu’elles sont déclarées par les centres dans leur bilan annuel d’activité. Elle ne donne pas d’indication sur une relative efficacité des techniques en fonction des facteurs associés, ni sur la qualité des différents centres d’AMP. En effet les données transmises de façon agrégée ne permettent pas de prendre en compte l’hétérogénéité liée aux couples et à leur prise en charge dans les centres. |
Quelques chiffres clé de l’AMP
Stabilité globale de l’activité
L’activité d’AMP de l’année 2008 est globalement comparable à celle des années précédentes avec pour 2008, 121 515 tentatives regroupant différentes techniques (inséminations, fécondations in vitro et transferts d’embryons congelés) et différentes origines de gamètes et d’embryons.
Dans la très grande majorité des cas (95 %), ces tentatives sont réalisées avec les gamètes des deux membres du couple. Dans 5 % des cas, elles font appel à des spermatozoïdes, des ovocytes ou des embryons issus d’un don.
Répartition des techniques
La répartition des tentatives au sein des différentes techniques d’AMP est décrite dans le tableau AMP1. Elle est globalement similaire à celle des années précédentes.
En 2008, 53 365 tentatives d’inséminations ont été réalisées. Les fécondations in vitro, représentant 52 045 cycles, sont réalisées en ICSI dans 62 % des cas. Ce taux, qui a progressé au cours des dix dernières années, est pour 2008, comparable à celui des deux années précédentes. A ces tentatives de fécondation in vitro, il faut ajouter le nombre croissant de transferts d’embryons congelés (16 105 en 2008).
Les inséminations artificielles, notamment intra-utérines, occupent toujours une large place (43 %) au sein des techniques disponibles qui visent à traiter les infertilités des couples.
La part de l’AMP réalisée à partir des spermatozoïdes d’un donneur reste elle aussi plutôt stable en 2008 avec 5 835 tentatives. Au sein des inséminations réalisées dans ce contexte, la voie intra cervicale devient marginale (15 % en 2008), diminuant progressivement au cours des dernières années au profit des autres techniques (inséminations intra utérines ou fécondations in vitro). La technique de l’ICSI, qui est normalement destinée à traiter les infertilités masculines, représente 56 % des fécondations in vitro avec don de spermatozoïdes, ce qui confirme la tendance déjà observée les années précédentes.
L’activité d’AMP avec don d’ovocytes n’a pas augmenté de façon significative, passant de 696 tentatives d’AMP avec recours à un don d’ovocytes (FIV/ICSI/TEC) en 2007 à 742 en 2008. Cette activité reste encore malheureusement très inférieure à la demande et la situation de pénurie s’aggrave. Les listes d’attente de couples demandeurs s’allongent et de nombreux couples, confrontés à de très longs délais d’attente, sont amenés à se déplacer dans des pays étrangers où les organisations différentes facilitent le recours à une AMP avec don d’ovocytes.
L’activité d’AMP avec accueil d’embryons reste très confidentielle en 2008.
Taux de grossesse
Les taux de grossesse sont globalement stables.
Comme le montre la figure AMP1, les meilleurs taux de grossesse sont obtenus après don de gamètes, proches de 30 % de grossesses « échographiques » en ICSI avec don de spermatozoïdes ou en FIV avec don d'ovocytes. Les transferts d’embryons congelés donnent également les meilleurs résultats pour les embryons issus d’un don de gamètes ou d’embryons.
Les différences de taux de grossesse observés en fonction des techniques et de l’origine des gamètes, sont liées aux indications spécifiques des différentes AMP et correspondent à des situations d’infertilité des couples pris en charge très spécifiques. Elles doivent donc être interprétées avec prudence.
Enfants nés après AMP
Selon l’INSEE, 828 404 enfants sont nés en France au cours de l’année 2008. Les enfants, conçus après une AMP réalisée en 2008, au nombre de 20 136, représentent environ 2,4 % des enfants nés de la population générale cette année-là. Si l’on tient compte des données manquantes de l’année 2008, ce taux est comparable à celui de 2007.
La figure AMP2 montre la répartition des enfants nés selon les techniques d’AMP et l’origine des gamètes et des embryons. Ces données sont globalement comparables à celles des années précédentes.
On note ainsi que 6 % des enfants sont nés grâce à un don (1 216 enfants) ; 5,2 % des enfants sont issus de don de spermatozoïdes (1 055 enfants), 0,7 % de dons d’ovocytes (145 enfants) et 0,08 % d’accueil d’embryons (16 enfants). On peut ainsi estimer qu’en 2008, dans la population générale, près d’1 enfant sur 650 a pu naître grâce à un don de gamètes ou d’embryons.
Concernant les AMP intraconjugales, notons que plus d’un quart des enfants nés (5 308 enfants) ont été conçus par insémination intra-utérine, technique d’AMP la plus simple, la moins invasive et la moins coûteuse. L’insémination intra-utérine au sein du couple vient ici confirmer sa place dans le panel des traitements de l’infertilité. Notons également que plus de 10 % des enfants sont issus d’une congélation embryonnaire, technique qui a en effet permis la naissance de plus de 2 000 enfants.
Il faut souligner encore une fois l’augmentation significative du nombre de couples en attente de don d'ovocytes, de l’ordre de 1 600 à la fin de l’année 2008 (tableau AMP2). Cette estimation confirme la situation très préoccupante de pénurie du don d'ovocytes en France. En 2008, 265 donneuses ont été prélevées en vue de don, dont 11 (4 %) ont donné une partie de leurs ovocytes au cours d’une fécondation in vitro réalisée pour elles-mêmes. Ce nombre est très largement insuffisant car, à raison de 1,8 couples receveurs pouvant bénéficier des ovocytes issus d’une donneuse, il aurait fallu 900 donneuses supplémentaires en 2008 pour résorber la liste d’attente des couples demandeurs.
Concernant le don de spermatozoïdes, la situation est plus sereine avec une évolution favorable du rapport entre le nombre de donneurs recrutés et le nombre de couples demandeurs . Il faut noter que si les dons de spermatozoïdes sont plus nombreux en 2008 que les années précédentes, le nombre de couples demandeurs et de couples ayant bénéficié d’une AMP avec spermatozoïdes de donneur, a diminué de façon plus marquée ; cette diminution se fait au détriment des inséminations. En 2008, un nombre moyen de 50 paillettes a été constitué par donneur et mis à la disposition des centres pour les couples receveurs.
Les données du tableau AMP3, dont l’objectif est de décrire l’activité de conservation des gamètes et des tissus germinaux au long cours en vue de préserver la fertilité, sont à interpréter avec prudence cette année encore. Certaines de ces données, surtout celles concernant les spermatozoïdes et les tissus testiculaires incluent des congélations réalisées en cours de prise en charge en AMP.
Au cours de l’année 2008, 155 nouvelles autoconservations d’ovaires ou de fragments ovariens ont été réalisées, ce qui porte à 773 le nombre total de ces autoconservations pour des enfants ou jeunes filles avant leur exposition à des traitements potentiellement stérilisants, depuis la mise en place de cette activité dans les centres impliqués. Si elle reste encore trop peu connue, notamment des oncologues, la nouvelle de la naissance de deux enfants en 2009 suite à une greffe de tissus ovariens réalisée en France devrait permettre de dynamiser l’activité.
Les embryons conservés et le projet parental
Dans les centres clinico-biologiques d’AMP, environ 149 000 embryons sont conservés au 31 décembre de l’année 2008 pour environ 42 000 couples (tableau AMP4). Dans la majorité des cas (66 %), ces embryons sont conservés dans le cadre d’un projet parental pour les couples qui sont à l’origine de leur conception. Ils peuvent être conservés plusieurs années qu’une grossesse ait été obtenue ou non après un transfert d’embryons issus de la même tentative. Ces « stocks » font l’objet d’un turn over important. Toutefois le nombre de couples qui ne répondent pas aux relances ou qui sont en désaccord vis-à-vis du devenir de leurs embryons conservés diminue progressivement.
Dans 15 % des cas, les embryons ne font plus l’objet d’un projet pour les couples concepteurs eux-mêmes. Avec le consentement du couple, ils pourront être accueillis par un autre couple ou cédés à la recherche. Enfin, le couple peut demander à ce qu’il soit mis fin à leur conservation.
L’activité d’accueil d’embryons reste confidentielle en 2008. De mise en place récente, la collaboration de l’ensemble des centres clinico-biologiques d’AMP n’est pas encore totalement effective pour permettre à cette activité de se développer. La mise en œuvre de l’accueil d’embryons représente une surcharge importante de travail pour les centres qui disposent d’une autorisation spécifique.
Les chances de grossesse après transfert embryonnaire sont de l’ordre de 22 % en 2008. Avec un taux moyen d’implantation des embryons de 11 % et une moyenne de 1,9 embryon transféré par transfert, les 92 transferts réalisés en 2008 ont conduit à la naissance de 16 enfants.
En 2008, 896 tentatives ont été réalisées pour des couples dont un membre est infecté par le VIH, ce qui représente moins de 1 % des tentatives d’AMP intraconjugales. L’activité est globalement stable au cours des dernières années, proposées par une douzaine de centres en France. Comme les années précédentes, les résultats sont très variables selon les techniques d’AMP et selon les situations des couples vis-à-vis de l’infection par le VIH.
Au total, 135 enfants sont nés suite à une AMP réalisée dans ce contexte.
Notons que la prise en charge en AMP des couples où la femme est infectée par le VIH progresse correspondant à 36 % des tentatives réalisées en contexte VIH.
En 2008, 820 tentatives ont été réalisées pour traiter l’infertilité de couples dont l’un des membres est atteint du VHC et ou du VHB. Les taux de grossesse évolutive dans ce contexte sont inférieurs à ceux observés au cours des AMP en contexte VIH, variant de 5.4 % à 17.2 % selon les techniques. Dans ce contexte, 110 enfants sont nés.
Les techniques particulières d’AMP
La culture prolongée
La culture prolongée occupe une place privilégiée parmi les techniques particulières appliquées aux fécondations in vitro. Utilisée dans 13 à 15% des fécondations in vitro (FIV, ICSI et transfert d’embryons congelés), elle consiste à prolonger de 3 jours en moyenne la culture embryonnaire pour identifier les embryons capables de se développer in vitro jusqu’au stade de blastocyste. Grâce à des taux de grossesse et d’accouchement respectivement de l’ordre de 29 % et de 23 % par tentative de FIV ou ICSI, elle a permis en 2008 la naissance de plus de 2 100 enfants. Ainsi la part des enfants nés issus de la technique de culture prolongée est, en 2008, de l’ordre de 10.5 %.
Si les taux de grossesse et d’accouchement semblent supérieurs à ceux des fécondations in vitro hors culture prolongée, la technique ne permet pas de diminuer de façon significative les risques de grossesse multiple. La politique de transfert embryonnaire pourrait être plus rigoureuse en se limitant plus souvent à un seul blastocyste transféré.
Les autres techniques particulières
- L’IMSI consiste à « sélectionner » sur le plan morphologique les spermatozoïdes destinés à être micro injectés en ICSI à un fort grossissement. Utilisée au cours de 2 184 ICSI (soit 7 % des ICSI réalisées en intra conjugal), les taux de grossesse et d’accouchement, respectivement 24 % et 18 % par ponction) sont inférieurs à ceux obtenus en général après ICSI (26 % et 21 %). Ces résultats ne peuvent pas être interprétés sans tenir compte du contexte d’infertilité pour lequel cette technique est utilisée. Au total, l’IMSI aura permis la naissance de 504 enfants.
- L’éclosion assistée, également mise en œuvre dans certains centres d’AMP, consiste à léser une partie de la membrane pellucide pour favoriser l’implantation de l’embryon sur la muqueuse utérine, processus qui serait défaillant dans certaines situations. Utilisée au cours de 1 907 tentatives, les taux de grossesse après transfert sont de 29 % après FIV, 28 % après ICSI et de 17 % après TEC. L’éclosion assistée aura permis en 2008 la naissance de 462 enfants.
- La maturation in vitro reste cette année encore très confidentielle avec 88 tentatives (FIV, ICSI et TEC) et 15 enfants nés grâce à cette technique.
- Certaines fécondations in vitro sont réalisées sans hyperstimulation ovarienne préalable. Proposées dans des situations particulières où l’hyperstimulation serait inefficace ou dangereuse, ces « cycles naturels » représentent 338 cycles (soit environ 0.5 % des fécondations in vitro) en 2008. Avec un taux de grossesse et d’accouchement respectivement de 13 % et 10 % en FIV et de 11 % et 9 % en ICSI, ils ont permis la naissance de 32 enfants.
Malformations et anomalies chromosomiques
Dans le cadre du recueil des données, l’Agence demande aux centres clinico-biologiques de recenser et de décrire les malformations et anomalies chromosomiques diagnostiquées sur des fœtus ou des enfants nés après AMP. Ces malformations et anomalies sont regroupées selon une classification ad hoc réalisée par les experts de l’Agence. Toutefois, il est difficile d’évaluer le degré d’exhaustivité et de pertinence clinique de l’information recueillie, qui n’a fait l’objet d’aucun retour auprès des équipes l’ayant relevée. Il s’agit donc seulement d’une description brute, et en aucun cas d’une estimation du taux de malformations ou d’anomalies génétiques après AMP, ce qui exclut la possibilité d’effectuer des comparaisons avec des données issues de la population générale ou des différentes techniques d’AMP entre elles.
Les centres d’AMP ont ainsi relevé, dans l’ensemble, 403 anomalies fœtales, dont 149 ont conduit à une interruption médicale de grossesse (sélective dans 20 cas), 22 à une mort fœtale in utero ou en période néonatale. Finalement 228 enfants sont nés vivants et porteurs d’une anomalie.
Le développement du registre national des fécondations in vitro se poursuit en étroite collaboration avec les professionnels de l’AMP. La mise en production de l’application Gaia au début de l’année 2009 a permis la collecte et l’analyse des premières données transmises tentative par tentative. Il s’agit de l’activité de l’année 2007.
Chaque transmission de données a fait l’objet d’un retour en 2009. Celles-ci ont été intégrées dans la base de données de Gaia.
Le registre national des FIV est principalement basé sur une récupération automatique des données. Pour la plupart, les centres fournissent à l’Agence des fichiers extraits automatiquement de leur logiciel de gestion de patients. Ce mode de recueil présente notamment l’avantage d’éviter une saisie spécifique. Toutefois, le processus de récupération est soumis à la fois à des contraintes de saisie classiques (erreurs éventuelles), et à des contraintes d’ordre informatique (problèmes d’exhaustivité ou de transcodage). Les deux types d’erreurs sont difficiles à distinguer, ce qui affecte de la traçabilité globale du processus.
La récupération et l’intégration des données de 2007 par l’Agence a permis d’appréhender ces difficultés et de dresser un premier bilan. Deux types de problèmes majeurs affectant la qualité ont été mis en évidence :
- problèmes de structure
Les fichiers transmis à l’agence avaient des structures très hétérogènes. Dans la plupart des cas, des manipulations ont été nécessaires pour les rendre conformes aux formats spécifiés par l’agence, et pouvoir ainsi les intégrer dans l’application Gaia. Certains fichiers, dont la structure s’éloignait trop du format attendu n’ont ainsi pas pu être intégrés.
- problèmes de contenu
Les centres ne transmettent pas toujours l’intégralité des items qui sont demandés, ou transmettent des informations ne correspondant pas aux valeurs attendues, les rendant inexploitables. Il en résulte donc, pour certains de ces items, des taux de données manquantes très variables d’un centre à l’autre. Ce problème peut avoir un impact sur les descriptions statistiques issues de ces données et devra donc être pris en compte.
Malgré ces difficultés, une analyse, conduite sur les données de 30 centres clinico-biologiques est en cours de finalisation. Elle permettra de faire un état des lieux des données reçues, et de décrire les principaux indicateurs et leur association avec le succès des tentatives de FIV. Ce document sera disponible au deuxième semestre 2010. Il s’agit de la première exploitation de données issues de ce registre réalisée par l’agence, laissant ainsi entrevoir les possibilités offertes pour la description du suivi du parcours des couples en AMP.
|
Technique |
Tentatives* |
Grossesses échographiques |
Accouchements |
Enfants nés vivants |
|---|---|---|---|---|
Intraconjugal |
||||
|
IIU (Insémination intra-utérine) |
48 898 |
6 174 |
4 912 |
5 308 |
|
FIV (Fécondation in vitro) hors ICSI |
19 327 |
4 540 |
3 547 |
4 160 |
|
ICSI (Injection intracytoplasmique de spermatozoïde) |
31 161 |
8 058 |
6 419 |
7 423 |
|
TEC (Transfert d'embryons congelés) |
15 460 |
2 615 |
1 879 |
2 029 |
Spermatozoïdes de donneur |
||||
|
IIU |
3 775 |
694 |
568 |
623 |
|
IIC (Insémination intra-cervicale) |
692 |
90 |
81 |
90 |
|
FIV hors ICSI |
462 |
120 |
94 |
116 |
|
ICSI |
584 |
173 |
145 |
170 |
|
TEC |
322 |
75 |
52 |
56 |
Don d'ovocytes |
||||
|
FIV hors ICSI |
199 |
59 |
51 |
51 |
|
ICSI |
312 |
86 |
62 |
66 |
|
TEC |
231 |
43 |
29 |
28 |
Accueil d'embryons |
||||
|
TEC |
92 |
20 |
14 |
16 |
Total |
121 515 |
22 747 |
17 853 |
20 136 |
|
* Tentatives : Cycles d'insémination artificielle (IIU, IIC) ; ponctions d'ovocytes dans le cadre des fécondations in vitro (FIV, ICSI) ; transferts d'embryons congelés (TEC) |
||||
Figure AMP 1. Taux de grossesses échographiques après tentative* d'AMP selon la technique et l'origine des gamètes en 2008

Figure AMP 2. Répartition des enfants nés après AMP en 2008 selon la technique et l'origine des gamètes (N = 20 136)

|
|
2006 |
2007 |
2008 |
|---|---|---|---|
Don de spermatozoïdes |
|||
|
Donneurs |
|
|
|
|
Donneurs acceptés dont le sperme a été congelé dans l'année |
248 |
232 |
285 |
|
Dons |
|
|
|
|
Paillettes congelées dans l'année issues des donneurs acceptés dans l'année |
16 266 |
13 345 |
14 359 |
|
Nombre de paillettes congelées/donneur |
65,6 |
57,5 |
50,4 |
|
Paillettes utilisées dans l'année |
11 432 |
10 230 |
9 408 |
|
Paillettes en stock au 31 décembre de l'année |
49 959 |
49 480 |
56 355 |
Couples receveurs |
|||
|
Demandes d'AMP avec spermatozoïdes de donneur dans l'année |
2 837 |
2 113 |
1 990 |
|
Nombre de demandes d'AMP dans l'année/donneur accepté dans l'année |
11,4 |
9,1 |
7,0 |
|
Couples ayant effectué au moins une tentative d'AMP avec les spermatozoïdes d'un donneur dans l'année |
3 355 |
2 913 |
2 644 |
Don d'ovocytes |
|||
|
Donneuses |
|
|
|
|
Ponctions réalisées dans l'année |
228 |
247 |
265 |
|
Dons exclusifs |
213 |
236 |
253 |
|
Dons au cours d'une FIV /ICSI |
14 |
10 |
11 |
|
Non renseigné |
1 |
1 |
1 |
|
% Dons au cours d'une FIV |
6,1 % |
4,0 % |
4,2 % |
Couples receveurs |
|||
|
Nouvelles demandes acceptées |
647 |
556 |
753 |
|
Couples ayant bénéficié d'un don d'ovocytes |
368 |
453 |
469 |
|
Couples en attente de don d'ovocytes au 31/12 de l'année |
1 162 |
1 296 |
1 639 |
Accueil d'embryons |
|||
Couples donneurs |
|||
|
Couples ayant confié leurs embryons à l'accueil |
85 |
96 |
105 |
|
Couples dont les embryons ont été accueillis |
54 |
93 |
86 |
Couples receveurs |
|||
|
Couples ayant bénéficié d'un accueil d'embryons |
53 |
116 |
89 |
|
Couples en attente officielle d'accueil au 31/12 de l'année |
121 |
94 |
133 |
|
|
2006 |
2007 |
2008 |
|---|---|---|---|
Gamètes |
|||
Spermatozoïdes |
|||
|
Nouvelles autoconservations (Patients) |
4 424 |
4 071 |
4 079 |
|
Etat des autoconservations au 31 décembre (Patients) |
34 827 |
37 804 |
34 803 |
Ovocytes |
|||
|
Nouvelles autoconservations (Patients) |
13 |
14 |
19 |
|
Etat des autoconservations au 31 décembre (Patients) |
35 |
29 |
63 |
Tissus germinaux |
|||
Tissus testiculaires |
|||
|
Nouvelles autoconservations (Patients) |
134 |
128 |
50* |
|
Etat des autoconservations au 31 décembre (Patients) |
561 |
769 |
196* |
Tissus ovariens |
|||
|
Nouvelles autoconservations (Patients) |
119 |
145 |
155 |
|
Etat des autoconservations au 31 décembre (Patients) |
509 |
661 |
773 |
|
* Seuls 7 centres ont déclaré des autoconservations de tissus testiculaires en 2008, contre 15 les années précédentes en 2008, les données sont donc non exhaustives |
|||
|
|
Total |
Projet parental en cours |
Abandon du projet parental |
Défaut de réponse ou désaccord du couple |
|---|---|---|---|---|
|
Embryons conservés |
149 191 |
98 412 |
21 701 |
29 078 |
|
% Embryons conservés |
|
66,0 % |
14,5 % |
19,5 % |
|
Couples dont les embryons étaient en cours |
42 079 |
28 112 |
6 118 |
7 849 |
|
% Couples |
|
66,8 % |
14,5 % |
18,7 % |
|
|
Insémination intra-utérine |
FIV |
ICSI |
TEC |
||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
|
H |
F |
H + F |
H |
F |
H + F |
H |
F |
H + F |
H |
F |
H + F |
|
Tentatives * |
361 |
68 |
12 |
12 |
57 |
3 |
140 |
72 |
41 |
59 |
57 |
14 |
Grossesses évolutives |
64 |
9 |
0 |
5 |
5 |
1 |
33 |
9 |
6 |
9 |
7 |
1 |
|
% Grossesses / tentatives |
17,7 % |
13,2 % |
0,0 % |
41,7 % |
8,8 % |
33,3 % |
23,6 % |
12,5 % |
14,6 % |
15,3 % |
12,3 % |
7,1 % |
Accouchements |
52 |
8 |
0 |
5 |
4 |
1 |
30 |
8 |
6 |
7 |
5 |
1 |
|
Uniques |
48 |
8 |
0 |
4 |
4 |
1 |
27 |
7 |
5 |
7 |
5 |
1 |
|
Gémellaires |
4 |
0 |
0 |
1 |
0 |
0 |
3 |
1 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
Triples ou plus |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
|
Issues inconnues |
1 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
0 |
1 |
0 |
0 |
0 |
Enfants nés vivants |
56 |
8 |
0 |
6 |
4 |
1 |
33 |
9 |
5 |
7 |
5 |
1 |
|
* Inséminations, ponctions ou décongélations. |
||||||||||||
Principales anomalies chromosomiques |
|
|
Trisomie 21 |
56 |
|
Autres trisomies |
27 |
|
Gonosomiques |
9 |
Principales malformations |
|
|
Cur Vaisseaux |
38 |
|
Appareil uro-génital |
52 |
|
Système nerveux central |
48 |
|
Appareil digestif et paroi abdominale |
43 |
|
Membres et face |
55 |
|
Polymalformation non étiquetée |
26 |
|
Angiomes |
18 |
2Queyrel Plumelle à Salon de Provence, Léonard de Vinci à Chambray les Tours, CH de Creil, Medilabs à Macon, Loverchy à Annecy et Fournier à Niort
3CHU de Nice, clinique Pasteur à Brest, et clinique Saint-Antoine à Bois-Guillaume
4Bensaïd Gorse Cayrou à Rodez, Cabezon Payro Pere Saby à Saintes, Leymarie Labro Chambon à Brive la Gaillarde, Lemonnier Guesnon à Dol de Bretagne et la Scala à Paris 15ème
5Arrêté du 11 avril 2008 relatif aux règles de bonnes pratiques cliniques et biologiques en AMP : « III.1.1. Coordination clinicien/biologiste…Le clinicien transmet systématiquement au biologiste les résultats de chaque IAC ainsi que l’issue de la grossesse éventuelle…. »

