
Le don, le prélèvement et la greffe d'organes et de tissus
Plus de 14 000 malades ont besoin d’une greffe d’organe chaque année. En 2009, 4 580 d’entre eux ont été greffés. La France connaît donc une situation de pénurie.
La loi de bioéthique du 6 août 2004 élève la question du prélèvement et de la greffe d’organe au rang de priorité nationale : chaque établissement de santé a pour mission de participer au prélèvement.
Mettre tout en œuvre pour augmenter le nombre de greffes
C’est un objectif prioritaire de l’Agence de la biomédecine.
Avec les professionnels de santé, l’Agence contribue à une meilleure organisation territoriale du prélèvement et de la greffe en France.
Elle travaille à l’amélioration de la qualité des greffons prélevés et l’élargissement du cercle des donneurs potentiels d’organes. Elle développe des formations sur l’accueil des familles en deuil à l’hôpital. Elle s’attache à ce que les équipes chirurgicales aient les moyens d’assurer une augmentation du nombre de greffes. Enfin, elle cherche à amener chacun d’entre nous à transmettre à ses proches sa position sur le don d’organes et de tissus après la mort.
Carte vitale 2 et don d’organe
Le ministre de la santé a annoncé mardi 19 septembre 2006, lors d’une conférence de presse, qu’à l’occasion de l’envoi de la nouvelle la carte Vitale 2, 45 millions d’assurés sociaux recevront également un document d’information sur le don d’organes et que chaque personne pourra ainsi, à l’avenir, faire mentionner sur sa carte Vitale 2 qu’il a bien été informé sur le don d’organes et sur la manière de faire connaître sa position.
Cette annonce importante offre une occasion supplémentaire à chaque personne de réfléchir sur cette question de santé publique, de prendre position et d'en parler en famille et à ses proches.
Ce dispositif s’inscrit dans le cadre du principe du consentement présumé retenu en France par la loi de bioéthique. Les personnes opposées au don conservent la possibilité de s'inscrire sur le registre national des refus.
Il faut rappeler qu’en France, le législateur a compté sur la solidarité de chacun en instaurant le principe du consentement présumé en matière de don d’organes. Chaque personne est considérée a priori comme consentante au don de ses organes. Bien entendu, elle a également la possibilité de s’opposer au don, soit en s’inscrivant sur le registre national des refus, soit en témoignant de son opposition à ses proches. Car, au moment où un prélèvement est envisagé en vue de greffe, les dispositions légales exigent que les équipes médicales s’adressent aux proches pour recueillir le témoignage de l’opposition du défunt. Aujourd’hui, 82 % des français se déclarent favorables au don de leurs propres organes, mais seuls 40 % ont fait part de leur position à leur proche (Sondage réalisé par l’Agence de la biomédecine fin juin 2006).
Le rôle de l’Agence de la biomédecine
- Gérer la liste nationale des malades en attente de greffe
- Gérer le registre national des refus au prélèvement
- Élaborer des règles de répartition des organes
- Coordonner les prélèvements d’organes, répartir et attribuer les greffons en
France et à l’international
- Évaluer les activités
- Organiser les comités d’experts autorisant le prélèvement sur donneur vivant
- Développer l’information sur le don d’organes, de tissus




