
Le don et la greffe de sang de cordon (ou sang placentaire)
Les greffes de sang de cordon permettent chaque année de sauver la vie de nombreux patients atteints de maladies graves du sang, comme les leucémies.
Le sang de cordon est issu du placenta et prélevé au niveau du cordon ombilical (d’où l’appellation également rencontrée « sang de cordon »), immédiatement après la naissance de l’enfant. Il a la caractéristique d’être riche en cellules souches hématopoïétiques (qui donnent naissances aux cellules du sang), que l’on trouve également dans la moelle osseuse. Ces cellules peuvent former les diverses cellules du sang.
Le prélèvement ne présente aucun danger, ni pour l’enfant, ni pour sa mère. Ce sang de cordon est recueilli puis analysé. S’il répond aux critères prédéfinis, il peut devenir un greffon de cellules souches hématopoïétiques, destiné à soigner des patients atteints de maladies graves du sang. Chaque greffon est alors congelé et conservé dans une banque de sang de cordon publique autorisée. Il sera ensuite utilisé s’il se révèle suffisamment compatible avec un malade qui a besoin d’une greffe.
La plupart du temps, ce n’est qu’en l’absence d’un donneur parfaitement compatible de moelle osseuse que l’on s’oriente vers une greffe de sang de cordon.
L’encadrement des conditions de collecte et d’utilisation des cellules de sang placentaire
La loi de bioéthique modifiée le 7 juillet 2011 pose le principe de l’utilisation allogénique des cellules hématopoïétiques du sang de cordon et du sang placentaire ainsi que les cellules du cordon et du sang placentaire ainsi que les cellules du cordon et du placenta. Elle mentionne expressément le caractère anonyme de ces dons. D’autre part, une autorisation est nécessaire aux établissements qui souhaitent préparer, conserver, distribuer et céder du sang de cordon et du sang placentaire. De même, les établissements qui souhaitent prélever des cellules à des fins autologues, c'est-à-dire pour soi même ou son propre enfant, doivent en demander l’autorisation.




