22 juin 2006, journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe

Mis à jour le : 11.07.12

La greffe aujourd’hui : une thérapeutique irremplaçable
Le message du Docteur Jean-Yves Poy, du Centre hospitalier de Châlons-sur-Saône, va ouvrir la campagne de sensibilisation sur le don d’organes et la greffe, qui sera diffusée du 16 au 22 juin sur les ondes des principales radios nationales. Pourquoi connaître et transmettre la position d’un proche décédé sur le don d’organes ? Parce que la greffe reste une thérapeutique majeure qui permet de sauver des vies. Près de 12 000 personnes sont chaque année en attente de greffe.



Les trois messages essentiels du Docteur Jean-Yves Poy


La greffe est une thérapeutique qui marche. L’intérêt thérapeutique de la greffe ne cesse de croître : il y a de plus en plus de greffés en France dont la survie et la qualité de vie s’améliorent d’année en année. Les traitements immunosuppresseurs ont fait des progrès importants. Le suivi des greffés s’est beaucoup amélioré. Malgré les avancées en matière d’organes artificiels, aucune thérapeutique alternative ne remplace à ce jour la greffe d’organes.

Dans la grande majorité des cas, les greffons utilisés proviennent de personnes décédées dans des conditions de mort encéphalique au sein d’un hôpital (94% des prélèvements). Mais ces cas restent rares : en 2005, 2 803 personnes ont été recensées en état de mort encéphalique et 1 371 ont été effectivement prélevées.

Pour les médecins, pour les milliers de personnes en attente de greffe, chaque possibilité de prélèvement compte. D’où les nombreux efforts réalisés ces dernières années pour améliorer le recensement des décès en état de mort encéphalique dans les établissements de soins et pour optimiser l’utilisation de chaque greffon prélevé.
Mais ces efforts restent tributaires de ce qui fonde toute la chaîne du prélèvement et de la greffe : la volonté du défunt sur le don de ses organes et surtout la transmission de son choix à ses proches.

Selon la loi française, chaque personne est présumée consentante au don de ses organes, sauf si elle a fait connaître son opposition en s’inscrivant sur le registre national des refus ou en faisant part de sa position à ses proches. Lorsque le registre ne comporte aucune inscription du défunt, les équipes médicales ont un rôle crucial : elles ne disposent que de quelques heures pour s’assurer, grâce au témoignage de la famille, que le défunt n’était pas opposé au don de ses organes.

Mais, pour les familles, comment répondre avec certitude et en toute sérénité lorsque la question n’a jamais été abordée ? Que l’on soit pour ou contre le don de ses organes, l’important est d’en parler à ses proches.

Pour en savoir plus sur le don d’organes et la greffe ainsi que sur le rôle des équipes médicales dans la chaîne du prélèvement et de la greffe d’organes, n’hésitez pas à vous adresser à l’Agence de la biomédecine. L’Agence pourra vous mettre en relation avec des spécialistes (chirurgien greffeur, médecin réanimateur, coordination hospitalière).

Contacter le service de presse :
I&e

Charlyne Saudrais

- Tel : 01 555 93 12 16

Agence de la biomédecine
Fabienne Tong

- Par téléphone : 01 55 93 64 96


L’Agence de la biomédecine, qui a repris les missions de l’Établissement français des Greffes, est un établissement public administratif de l’État, créé par la loi de bioéthique du 6 août 2004. Placée sous la tutelle du ministre chargé de la Santé et des Solidarités, elle exerce ses missions dans les domaines de la greffe, de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines. www.agence-biomedecine.fr

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