Quels risques pour le donneur ?

Mis à jour le : 10.10.14

Le prélèvement de rein est un acte chirurgical. A ce titre, il comporte des risques qui recouvrent l’anesthésie, l’opération chirurgicale et ses suites immédiates ou lointaines.
Ces risques restent cependant limités. Plusieurs années après la greffe, la grande majorité des donneurs ont un état de santé comparable à celui de la population générale, témoigne d’une bonne qualité de vie et reste satisfaite de son geste.

Les donneurs témoignent d’une bonne qualité de vie
Pour mieux connaître la qualité de vie des donneurs vivants de rein, l’Agence de la biomédecine et le service d’épidémiologie du CHU de Nancy ont interrogé 501 donneurs français sur leur état de santé physique et psychologique, trois ans en moyenne après l’opération. Les résultats ont été publiés au printemps 2011.

L’enquête montre que des difficultés médicales ou personnelles existent, mais elle restitue un tableau globalement très positif de cette pratique. En effet :

- 97 % des donneurs vivants jugent leur santé excellente, très bonne ou bonne ; plus de la moitié l’estime excellente à très bonne. Ces appréciations sont confirmées par les mesures de scores de santé physique et mentale. Rappelons cependant que les procédures de sélection ne retiennent dès l’origine que des candidats donneurs en bonne ou très bonne santé.
- 98 % seraient prêts à refaire ce geste. Ils rappellent que 3 fois sur 4 leur décision avait été prise spontanément, sans délibération préalable. Pour 86 % d’entre eux, éviter la dialyse au receveur a été un élément déterminant de leur choix.
- 90 % estiment que leur relation avec le receveur est bonne, excellente, ou même parfois meilleure qu’avant la greffe. Même si 46 % perçoivent que le receveur se sent redevable du don.

Les risques et complications restent limités
En France, les données sur la santé des donneurs sont consignées depuis 2004 dans le registre relatif au suivi des donneurs vivants d’organes, tenu par l’Agence de la biomédecine.
Au 31 décembre 2009, le nombre de complications enregistrées dans ce registre n’est pas négligeable, mais il s’agit dans la majorité des cas de problèmes peu sévères et transitoires.

Les plus fréquents sont :

- les douleurs au niveau de la cicatrice : 22 %
- les infections urinaires (fièvres) : 4 %
- l’hypertension artérielle nécessitant un traitement : 2 %
- les complications pleuro-pulmonaires : 1,2 %.

Pour connaître les risques à long terme, il faut se référer aux pays qui ont une pratique plus ancienne que la nôtre. Dans ces pays, 10 à 20 % des donneurs ont, de façon anormale, de l’albumine dans leurs urines, ce qui est en général sans conséquence pour le fonctionnement du rein restant.
Le risque de survenue d’une insuffisance rénale sévère n’excède pas celui de la population générale. Le risque d’une insuffisance rénale débutante (stade II DFG<60 ml/min) est de l’ordre de 10 à 15 %, il est corrélé à l’âge et à l’indice de masse corporel.
Chez les donneurs de plus de 50 ans, l’hypertension artérielle est plus fréquente que dans la population générale du même âge, mais sans conséquence sur l’espérance de vie. Enfin, la situation de rein unique rend plus problématique les calculs rénaux, traumatismes et tumeurs du rein.

A long terme, l’espérance de vie du donneur vivant est comparable à la population générale.

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