Don de moelle osseuse : on a besoin de diversifier les donneurs.

Publié le 11 septembre 2026

A l’occasion de la journée mondiale du don de moelle osseuse le 19 septembre prochain, l’Agence de la biomédecine lance un appel afin de recruter de nouveaux donneurs volontaires, notamment parmi les personnes métissées. Toutes les origines sont recherchées : afro-descendantes, maghrébines, asiatiques mais aussi européennes, hispaniques, océaniques…

La diversité des donneurs, un enjeu de santé publique encore trop méconnu

En 2026, on se dirige vers une année record en termes d’inscriptions sur le site dondemoelleosseuse.fr. Cette mobilisation exceptionnelle contribue à renforcer le registre français des donneurs volontaires de moelle osseuse et témoigne d'une réelle prise de conscience collective autour de ce don qui peut sauver des vies. Mais au-delà du nombre, la diversité des profils génétiques représentés au sein de ce registre reste un enjeu crucial.
Aujourd'hui encore, les patients issus de certaines origines ou présentant des profils génétiques plus rares rencontrent davantage de difficultés à trouver un donneur compatible.

Pour réaliser une greffe de moelle osseuse, il est indispensable de trouver un donneur qui soit le « jumeau génétique » du patient, c’est-à-dire une personne qui partage les mêmes caractéristiques immunologiques que la personne malade. Or, chaque humain possède sa propre « carte d’identité immunologique » (système HLA (Human Leucocyte Antigen)), déterminée en partie par ses origines géographiques, son histoire génétique familiale et plus largement par l’histoire des migrations de populations.

Plus le registre de donneurs volontaires est diversifié, plus les chances de trouver un donneur compatible augmentent pour tous les patients, quelles que soient leurs origines.

Le registre français ne reflète pas encore suffisamment la diversité génétique de la population des patients français qui ont besoin d’un donneur.
Aujourd'hui, les patients présentant un phénotype caucasien ont davantage de chances de trouver un donneur compatible. Historiquement, les registres de donneurs volontaires de moelle osseuse se sont principalement développés dans l'hémisphère Nord, où la population caucasienne est majoritaire. À l'inverse, les profils HLA plus fréquents chez les personnes issues de métissages ou originaires d'Afrique subsaharienne, du Maghreb ou d'Asie ou d’Océanie restent moins représentés. Or, plus un profil HLA est rare dans le registre, plus la recherche d'un donneur compatible devient complexe.
Diversifier les profils HLA inscrits est donc essentiel pour offrir à chaque patient les mêmes chances d'accéder à une greffe.

Retour à la liste des actualités