Le don et la greffe de tissus, qu'est-ce que c'est ?

Publié le 10 août 2026

On entend souvent parler de don et de greffe d'organes mais qu'en est-il des tissus? On vous explique en détail ce que recouvrent les tissus, dans quels cas la greffe de tissus est indiquée, et comment faire connaître sa volonté sur le don de tissus.

Quels tissus sont concernés par la greffe ?

Le tissu est une partie du corps humain destinée à assurer une fonction. Ex : l'épiderme fait barrière avec l’extérieur – l’os donne une structure au squelette – le vaisseau sert à faire passer du sang.

Une personne décédée, peut donner ses organes mais également des tissus : les cornées (fines membranes situées à la surface des yeux), ou encore des os, des artères, des veines, de la peau, des valves cardiaques, des tendons...

De son vivant, il est également possible de donner des tissus à des fins de greffe. C’est ce que l’on appelle le recueil de résidus opératoires qui sont collectés, avec l’accord express du patient, lors d’une intervention chirurgicale. Les membranes amniotiques par exemple sont collectées dans les maternités, sur des placentas conservés après l’accouchement, sur consentement de la mère du nouveau-né. Ou encore les têtes fémorales (extrémité supérieure du fémur), retirées lors de la mise en place d’une prothèse totale de hanche.

La greffe de tissus permet par exemple de soigner les grands brûlés (greffe de peau), de redonner la vue aux personnes malvoyantes (greffe de cornée), de reconstruire une anatomie permettant au patient de marcher à nouveau (greffe d’os),…

En 2024, 7 165 personnes ont été greffées de la cornée, 173 malades ont reçu une greffe d'épiderme, 2 250 de greffes vasculaires.

La loi est-elle la même pour les organes et les tissus ?

Les règles qui encadrent le don et la greffe de tissus sont issues des lois de bioéthique et sont les mêmes pour tous les organes.

Tous les Français sont donneurs présumés, à moins d’avoir témoigné de leur opposition de leur vivant en s’inscrivant au registre des refus ou en le signalant à leurs proches. Le don et le prélèvement sont gratuits, l’anonymat entre donneur et receveur est exigé.

Il est donc essentiel d'échanger avec ses proches. Si vous n’êtes pas inscrit sur le registre national des refus, c’est en effet vers eux que les équipes médicales se tourneront au moment du décès pour s'assurer que vous n'aviez pas, de votre vivant, exprimé une opposition au prélèvement écrite ou orale de vos organes et tissus.

Découvrez le témoignage de Mélanie, gréffée de la cornée

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