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 LE 22 JUIN, LA JOURNEE POUR PARLER DU DON D'ORGANES ET CONTINUER A (...)

LE 22 JUIN, LA JOURNEE POUR PARLER DU DON D’ORGANES ET CONTINUER A SAUVER DES VIES

Mis à jour le 18.06.2024

Tous donneurs, tous receveurs

Acte citoyen, acte de solidarité, acte de générosité… Selon le dernier baromètre de l’Agence de la Biomédecine 80% des Français sont favorables au don de leurs organes, véritable prouesse logistique et médicale qui permet de sauver des milliers de vie chaque année. L’Agence de la biomédecine veut faire de la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, et de reconnaissance aux donneurs (22 juin), une date incontournable pour parler du sujet avec ses proches. Car pour augmenter le nombre de greffes en France, il existe un moyen simple : rappeler à ses proches que l’on est donneur ! Ainsi, le moment venu, la volonté de chacun pourra être connue et respectée par leurs proches.


En France, en 2023, ce sont 5 634 greffes qui ont été réalisées, ce qui représente une quinzaine de vies sauvées chaque jour grâce à la formidable coordination des équipes de transplantation. Le don et la greffe sont largement plébiscités par les Français, conscients de son intérêt pour les patients.
« L’adhésion des Français au principe de la greffe et du don d’organes ne s’érode pas d’une année sur l’autre, ce qui est une source d’espoir et de satisfaction pour tous les acteurs de la chaîne du don, d’autant que le besoin ne cesse de croître : aujourd’hui, il y a environ 20 000 patients en attente de greffe dans notre pays ! »
confirme Marine Jeantet, directrice générale l’agence de la biomédecine.

Si 93% des Français pensent qu’il est important que leurs proches connaissent leur position sur le don d’organes, plus de 50% d’entre eux admettent ne jamais avoir évoqué ce sujet.
« Lorsque les proches d’un défunt ne connaissent pas le souhait de leur proche disparu, leur réflexe est d’émettre des doutes, ce qui conduit les équipes de la coordination hospitalière à ne pas procéder au prélèvement. En d’autres termes, lorsqu’on en parle, on aide les médecins à sauver des vies. »
souligne Carine Raffestin, infirmière de coordination hospitalière des prélèvements à l’hôpital de Moulins-Yzeure, et membre du bureau de l’Association Française des Coordinateurs Hospitaliers.

Faire baisser le taux d’opposition au don d’organes en France


Si 80% des Français sont favorables au don d’organes1, alors le taux d’opposition devrait plafonner à 20% et non pas à 36% comme on a pu le voir en 2023.
« Le don d’organes est l’une des très rares occasions que l’on a de sauver jusqu’à 7 vies (voir plus encore avec le don de tissus) juste avec un mot, une conversation avec ses proches, le 22 juin et tous les autres jours de l’année ! »
précise Marine Jeantet.

Outre une absence de dialogue avec les proches, et des questions hospitalières, le taux d’opposition au don d’organes s’explique par de nombreuses idées reçues :

  • Seuls 24% des Français savent que les organes prélevés ne servent pas à la science mais servent uniquement à sauver des vies.
  • 26 % des Français pensent que le donneur n’est pas encore décédé au moment du prélèvement d’organes. Or c’est faux, le certificat de décès est établi avant même d’envisager un don d’organes et de tissus.
  • Seuls 6 Français sur 10 estiment que le don d’organes profite de manière équitable à toutes les catégories de la population.

En France, le don et la greffe d’organes est gratuit. Les greffons sont rares. Pour ces raisons, lorsqu’un organe est prélevé, il est attribué selon des règles d’attribution encadrées par la loi qui permettent d’assurer une répartition la plus équitable possible tout en recherchant le meilleur receveur.

Certains patients sont prioritaires : les enfants, les receveurs dont la vie est menacée à très court terme, les receveurs pour lesquels la probabilité d’obtenir un greffon est très faible du fait de caractéristiques morphologiques ou immunogénétiques particulières.

  • Certaines personnes s’opposent de leur vivant pensant être trop âgées ou trop malades. Ainsi, 42 % des Français pensent qu’il y a une limite d’âge pour être donneur d’organes et de tissus, alors que la moyenne d’âge des donneurs en France est de 57 ans, et près de la moitié des donneurs ont plus de 65 ans. Les personnes malades ou sous traitement peuvent également donner leurs organes. Par exemple, une personne atteinte d’une hépatite peut donner son foie à un receveur en besoin vital, le foie étant traité pour l’hépatite une fois transplanté et hors de danger.
  • 1 Français sur 2 croit que le prélèvement d’organes et de tissus n’est pas compatible avec les rites funéraires religieux. Pourtant le don d’organes est reconnu et autorisé par les 3 principales religions monothéistes pratiquées en France, et que le prélèvement n’empêche pas de réaliser les funérailles selon les traditions de chacun. Les différentes religions s’accordent sur les valeurs d’altruisme et de secours. Enfin, chaque prélèvement est réalisé avec un profond respect pour la dignité du défunt.

« Nous sommes face à une véritable nécessité de dépasser les idées reçues qui entourent la greffe et le don d’organes ! Dans certains territoires comme l’Île de France et les DROM, le taux d’opposition atteint respectivement 48,6% et 50%. Cela représente une réelle perte de chance pour les patients en attente de greffe. »
confirme le Pr François Kerbaul, directeur prélèvement greffe organes tissus à l’Agence de la biomédecine.

Toujours selon notre baromètre de janvier 2024 :


Ce qui pousse les Français à se sentir concerné par le sujet, c’est le fait que ce geste peut sauver des vies (73%) et que c’est un geste important pour aider les médecins à sauver les malades (54%).


La greffe ou l’espoir d’une vie meilleure pour les patients français


Au 1er janvier 2024, il y avait 21 866 patients inscrits sur la liste nationale d’attente pour une greffe, tous organes confondus. On estime en effet que sur 23 personnes en liste d’attente, 15 seulement sont greffées, 2 à 3 décèdent et la liste ne fait que s’allonger.

« Il faut que les Français prennent conscience d’une chose : si les greffes sont vitales, l’attente, elle est parfois mortelle. Nous avons besoin de davantage de greffons en France et pour cela chacun doit faire sa part et donner sa position à ses proches. Il en va de la vie de milliers de patients. »
plaide Yvanie Caillé, présidente et fondatrice de Renaloo, association qui soutient et accompagne les patients malades du rein et leurs familles.

Pour les personnes ayant pu bénéficier d’une greffe, celle-ci est synonyme d’une vie normale retrouvée, qui n’aurait pas été possible sans.

« Je me sens lié par un contrat moral au donneur et sa famille dont pourtant j’ignore tout. Grâce à leur générosité, je peux vivre libéré de la maladie et je leur en serais éternellement reconnaissant. »
témoigne Laurent, greffé.
Cette année, à l’occasion de la journée nationale du don d’organes, l’Agence de la biomédecine a créé et diffusé une série de podcasts et de témoignages que vous pouvez écouter et relayer.

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Pour en savoir plus

  • Dondorganes.fr


  • Registrenationaldesrefus.fr


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