Le diagnostic prénatal : une prise en charge avant la naissance

Mis à jour le : 23.10.13

La loi de bioéthique encadre strictement les activités de diagnostic prénatal. L’Agence de la biomédecine veille à son application pour garantir la qualité et la sécurité des soins dispensés dans le cadre de ces activités.

Le diagnostic prénatal sert à détecter chez l’embryon ou le fœtus in utero des maladies particulièrement graves d’origine génétique, infectieuse ou autre. L’objectif est de pouvoir ainsi proposer aux parents de soigner l’enfant à naître ou de les aider à se préparer à l’accueillir.
D’autres affections par leur gravité et leur caractère incurable amèneront l’équipe pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) à informer de cette situation les couples ; au-delà de l’information, le CPDPN est seul compétent pour délivrer le cas échéant une attestation de gravité qui rendrait licite une interruption médicale de grossesse (IMG). Les couples prennent ensuite la décision de poursuivre ou non la grossesse.

Sécuriser, optimiser, contrôler, évaluer


L’Agence de la biomédecine, dans le cadre de la loi de bioéthique, délivre les autorisations nécessaires à l’activité des centres pluridisciplinaires de diagnostics prénatals (CPDPN) et elle exerce le contrôle de leurs activités par le biais d’une mission d’inspection. Par ailleurs, elle élabore des recommandations et évalue les pratiques pour un meilleur suivi des activités.

Focus


Les centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN)
Il existe en France près d’une cinquantaine de centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (CPDPN). Les équipes regroupent des professionnels : gynécologue-obstétriciens, échographistes, pédiatres, généticiens, psychiatres ou psychologues, foetopathologistes et conseillers en génétique. Ces équipes pluridisciplinaires accompagnent et conseillent les couples dans leur parcours.
Elles ont par ailleurs, pour mission de confirmer les indications, de délivrer des avis et conseils (diagnostic, thérapeutique et pronostic) aux cliniciens et biologistes en cas de suspicion d’affection d’un embryon ou d’un fœtus. Elles délivrent également les autorisations de diagnostic préimplantatoire, et dans des cas particulièrement graves, elles peuvent proposer aux parents l’interruption de grossesse pour motif médical.

Pour aller plus loin

Le diagnostic prénatal le plus pratiqué est l’imagerie par échographie. Elle est encadrée par la loi de bioéthique depuis le 7 juillet 2011, au même titre que le diagnostic prénatal effectué sur le plan biologique qui se fait par des prélèvements soit sur le fœtus ou ses annexes (liquide amniotique, villosités choriales, sang fœtal) soit sur le sang de la mère.

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"Aventures de médecine : au coeur de l’homme"

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