Le don, le prélèvement et la greffe d’organes : une priorité nationale, un enjeu pour l’Agence

Mis à jour le : 22.03.16

La loi de bioéthique, modifiée le 7 juillet 2011, a fait de la question du don d’organes une priorité nationale. C’est également l’un des chantiers prioritaires de l’Agence de la biomédecine.
Du nouveau-né à la personne âgée, nombreux sont les patients dont la vie est sauvée ou considérablement améliorée grâce à une greffe d’organes et les besoins ne cessent de croître. Cette augmentation découle en premier lieu du succès de la greffe, une technique médicale de mieux en mieux maîtrisée. En conséquence, les situations dans lesquelles une greffe est recommandée sont de plus en plus nombreuses et diversifiées.
En France, le don de rein de son vivant est encouragé en tant que moyen supplémentaire de développer la greffe, parallèlement au don après la mort.

LE CAS PARTICULIER DU DON DE TISSUS


Quand on parle de don de tissus, il s’agit le plus souvent du don de cornées (fines membranes situées à la surface des yeux). Ce don s’est beaucoup développé dans les établissements hospitaliers, notamment les centres hospitaliers généraux ces dernières années. A ce jour, le nombre de prélèvements répond aux besoins des patients. Le don de cornées reste cependant un don important car il permet chaque année à des milliers de personnes qui deviennent aveugles d’être soignées.

LA MISSION HISTORIQUE DE L’AGENCE


Le prélèvement et la greffe d’organes, et de tissus, constituent la mission historique de l’Agence de la biomédecine dans la continuité de l’Établissement français des greffes dont elle est issue. Ses actions, dans ce domaine, sont diverses.
L’Agence cherche à augmenter le nombre des donneurs en communicant auprès du grand public tout au long de l’année, et notamment chaque 22 juin, avec la journée de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs autour du message clé “Vous avez fait votre choix, dites-le simplement à vos proches, maintenant”.
Elle travaille aussi auprès des professionnels de santé en proposant des formations sur l’accueil des familles en deuil à l’hôpital. L’amélioration de la qualité des greffons prélevés est une autre de ses préoccupations, exercée en partenariat avec les experts scientifiques et médicaux.
Enfin, dans un souci d’équité, l’Agence contribue à une meilleure organisation territoriale du prélèvement et de la répartition des greffons.

DU NOUVEAU AVEC LA LOI DE BIOÉTHIQUE


La loi sur le don d’organes en France, est celle du « consentement présumé », c’est à dire que la loi prévoit qu’en principe tout le monde est donneur d’organes après la mort : ne pas s’inscrire au registre national des refus, ou ne pas en parler à ses proches, c’est accepter de donner ses organes.
Avant d’entreprendre un prélèvement, les médecins consultent d’abord le registre national des refus puis s’assurent auprès des proches du défunt qu’il n’était pas contre le don, ou au contraire qu’il était favorable au prélèvement de ses organes. Pour sauver des vies, il faut l’avoir dit.
La loi de bioéthique, modifiée le 7 juillet 2011, a inscrit deux nouvelles dispositions dans le code de santé publique :

- Le don d’organes de son vivant dit « croisé » qui permet à une personne ayant exprimé son intention de don au bénéfice d’un receveur en attente, de se voir proposer le recours à un don croisé d’organes en cas d’incompatibilité médicale avec le receveur initial.

- Le cercle des donneurs vivants est élargi à toute personne apportant la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur.

Pour en savoir plus :

  • Sur le don d’organes en général : dondorganes.fr
  • Sur le don du vivant et consulter les enquêtes sur la qualité de vie des donneurs vivants de rein sur le Site des professionnels

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