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En 2017, le cap des 6000 greffes d’organes a été dépassé

Mis à jour le 22.03.2017

En 2017, en France, ce sont plus de 6 100 greffes d’organes qui ont été réalisées. Cette progression a été possible grâce à la générosité des donneurs, à la mobilisation quotidienne des professionnels de santé impliqués dans la chaine du don à la greffe et au soutien des associations. C’est un encouragement pour tous les patients en attente d’une greffe et nous invite à poursuivre la mobilisation de tous.

2017 marque la première année du plan greffe 3 qui court jusqu’à 2021.
L’objectif fixé au terme des 5 ans, est d’atteindre 7 800 greffes d’organes dont 1 000 à partir d’un donneur vivant.

En 2017, 6 105 organes ont pu être greffés à des patients en attente, soit +3,5 % par rapport à 2016.

L’activité de greffe à partir de donneur vivant a franchi le cap des 600 greffes en 2017 :
- 611 greffes de rein grâce à des donneurs vivants, représentant 16 % du total des greffes rénales ;
- 18 greffes de foie grâce à des donneurs vivants.

Le développement de la greffe rénale à partir de donneur vivant est un objectif prioritaire du plan greffe.
Concernant la greffe hépatique à partir d’un donneur vivant, elle est majoritairement pratiquée pour des patients pédiatriques avec don de lobe de foie d’un donneur adulte. Les risques potentiels liés au prélèvement d’un lobe de foie d’un donneur adulte pour un receveur adulte ont limité le développement de cette pratique.

L’activité de greffe à partir de donneurs décédés dans le cadre d’une limitation ou d’un arrêt des thérapeutiques (Maastricht III) initiée fin 2014, a permis 234 greffes d’organes au cours de l’année 2017 (114 en 2016).
À ce jour, 20 hôpitaux sont autorisés à réaliser des prélèvements type Maastricht III en France, ils étaient 10 en début d’année dernière. La progression de cette activité se fait parallèlement au développement constant et croissant des autres types de prélèvements d’organes, afin de répondre à l’augmentation continue des besoins de greffe, dans le respect de la sécurité et de l’éthique.

Le prélèvement sur des sujets en état de mort encéphalique
Enfin, la majorité des greffes reste réalisée sur des sujets en état de mort encéphalique avec 1 796 donneurs* en 2017 (1 770 en 2016). L’âge moyen des donneurs en état de mort encéphalique augmente très légèrement : 57,8 ans (56,1 ans en 2016).

Le taux d’opposition connait une légère baisse avec un taux de 30,5 % (33 % en 2016).

Les patients en attente de greffe d’organe en 2017
L’Agence de la biomédecine travaille quotidiennement à améliorer l’accès à la greffe pour tous les patients en attente d’un organe, dans les meilleures conditions de sécurité, d’équité et d’éthique. La greffe ne permet plus seulement de sauver des vies, elle s’impose comme un atout thérapeutique majeur qui offre aux patients et à leur entourage une qualité de vie retrouvée. La réussite de l’activité, et ses bénéfices pour les patients, génèrent des attentes fortes en progression constante : en 2017, au total 23828 patients ont été en attente d’un organe (sachant toutefois qu’au 1er janvier 2017 il y avait 7487 patients de la liste qui avaient été mis en contre-indication temporaire de greffe par leur médecin).

Agenda : le 22 juin 2018 aura lieu la journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe et de reconnaissance aux donneurs.

Contact presse pour l’Agence de la biomédecine
Isabelle Closet : isabelle.closet@prpa.fr
01 77 35 60 95 – 06 28 01 19 76

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