Première campagne d’information sur le don d’ovocytes. Redonner l’espoir de devenir parents.

Mis à jour le : 11.07.12

L’Agence de la biomédecine lance, en collaboration avec les professionnels de santé, les centres de dons et en partenariat avec les gynécologues, une campagne d’information nationale sur le don d’ovocytes. En complément à ce réseau, elle s’appuie sur de nouveaux outils d’information grand public : le guide sur le don d’ovocytes et son site internet associé et un numéro vert gratuit où des télé-conseillers peuvent renseigner le public. Car ce don est méconnu de la population. Et, lorsqu’il est possible, il peut permettre à un couple infertile de devenir parents.

Témoignage :
« Je pense souvent à cette femme grâce à laquelle j’ai pu porter mon enfant. L’attendre a été un immense bonheur, le sentir en moi m’a permis d’établir des liens uniques et simples : ceux d’une mère avec son enfant », Florence, receveuse.


Des techniques médicales massivement acceptées par la population


Les techniques d’assistance médicale à la procréation bénéficient d’un niveau d’acceptabilité élevé dans l’opinion publique : 78 % des personnes interrogées les placent en tête des alternatives à choisir en cas de difficultés à procréer, par rapport à l’adoption (32 %) ou au renoncement au projet parental (26 %).
Elles sont plus de 69 % à déclarer « qu’il faut utiliser toutes les possibilités que la science offre pour avoir un enfant »(1).
Le don d’ovocytes est l’une de ces possibilités mais il reste encore

A qui s’adresse le don d’ovocytes ?


Les dons d’ovocytes sont destinés à des couples en âge de procréer qui ne peuvent pas avoir d’enfant soit parce que la femme n’a pas naturellement d’ovocytes, soit parce que ses ovocytes présentent des anomalies. Ils peuvent également être destinés à des couples pour lesquels il existe un risque de transmission maternelle de maladie génétique grave à l’enfant. Dans tous les cas, un encadrement médical est indispensable.

Une campagne d’information pour mettre en lumière ce don mal connu de la population


Pour lever ce manque de connaissance, l’Agence de la biomédecine a souhaité lancer une campagne nationale d’information sur le don d’ovocytes en France.
Elle a basé sa stratégie autour de l’information de proximité délivrée par des professionnels de santé à des femmes potentiellement donneuses. Ainsi, le Collège des gynécologues et obstétriciens français, la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale et la Société française de gynécologie sont partenaires de cette campagne.
Plusieurs outils d’information ont été mis en place par l’Agence en collaboration avec les professionnels de santé :
- Un document d’information sur le don d’ovocytes, diffusé à tous les centres d’assistance médicale à la procréation, à tous les gynécologues et à toutes les maternités ;

- Un site internet associé www.dondovocytes.fr reprenant les informations du document en les accompagnant d’animations pédagogiques et de témoignages vidéo ;

- Un numéro vert gratuit 0 800 541 541 où des télé-conseillers peuvent renseigner les donneuses potentielles et leur faire envoyer un document d’information sur le don.

Pour être donneuse d’ovocytes, il faut :
- Être en bonne santé ;

- Avoir au moins un enfant ;

- Être âgée de moins de 37 ans.

Le parcours de la donneuse : une place importante laissée à l’information et à l’accompagnement



- Étape 1 :
L’information :

Réalisée lors d’une première consultation, cette étape est indispensable pour aborder toutes les questions, y compris celle de la contraception, des contraintes et des risques éventuels liés au don.

Le consentement :
La signature d’un formulaire de consentement est obligatoire pour la donneuse et, si elle vit en couple, pour son conjoint qui est ainsi pleinement impliqué dans la réflexion et la démarche du don.

Le bilan préalable :
L’évaluation de l’état de santé de la donneuse comporte l’étude de ses antécédents familiaux et des examens cliniques et biologiques. Ce bilan permet de mieux connaître la fertilité de la donneuse et d’éliminer toute contre-indication au don.

L’entretien avec un psychologue ou un psychiatre :
Pour la donneuse et éventuellement son conjoint, cet entretien représente un temps de parole libre et propice à la réflexion sur la démarche du don dans un cadre neutre (ni famille, ni amis) et personnalisé. Il est recommandé et peut être renouvelé à la demande.

- Étape 2 :
La stimulation des ovaires

Elle dure 10 à 12 jours. Elle permet d’aboutir à la maturation de plusieurs ovocytes. Elle est généralement réalisée par la donneuse elle-même ou par une infirmière grâce à des injections sous-cutanées quotidiennes. Le plus souvent, cette phase de stimulation est précédée d’une ou plusieurs injections pour mettre les ovaires au repos.

Une surveillance attentive :
Pendant la période de stimulation, 3 à 4 prises de sang et /ou échographies ovariennes permettent d’évaluer la bonne réponse au traitement. La stimulation est ainsi adaptée au fur et à mesure. Cette surveillance permet également de fixer le jour et l’heure de la dernière injection qui achève la maturation des ovocytes.

Le prélèvement des ovocytes :
C’est la dernière étape du don. Il a lieu au cours d’une hospitalisation de jour, 35 à 36 heures après la dernière injection. Il s’effectue par voie vaginale sous contrôle échographique et sous analgésie ou anesthésie. La donneuse peut ensuite quitter l’hôpital, à condition d’être accompagnée.

Ce que dit la loi :


En France, le don d’ovocytes, comme tous les dons d’éléments du corps humain, est encadré par la loi de bioéthique (Loi du 6 août 2004). Il est réalisé par des praticiens agréés dans des centres autorisés. Il est soumis à 3 grands principes : le don est volontaire, anonyme et gratuit. Une indemnité peut être proposée pour les frais ou les éventuelles pertes de salaire occasionnés par le don. Enfin, l’utilisation des ovocytes d’une donneuse est réservée au traitement des infertilités pathologiques ou s’il existe un risque de transmission d’une maladie grave à l’enfant.

Quelques chiffres :


Depuis une vingtaine d’années de pratique en France, environ un millier d’enfants sont nés de don d’ovocytes.

En 2006 :
- Près de 650 couples infertiles se sont inscrits en vue d’une assistance médicale à la procréation (AMP) avec don d’ovocytes au cours de l’année.

- 228 femmes ont fait un don ayant permis d’entreprendre 384 fécondations in vitro (FIV) pour les couples en attente. De plus, les dons d’ovocytes des années antérieures ayant conduit à une congélation d’embryons ont permis de réaliser 189 transferts embryonnaires supplémentaires en 2006.

- Au total, plus de 100 enfants sont nés suite aux FIV et transferts embryonnaires réalisés dans l’année.

- A la fin de l’année, on compte encore plus de 1100 couples en attente de don d’ovocytes dans les centres français.

Contacter le service de presse :

Plan créatif
Rachel Brunella

- Tel : 01 70 36 01 44


Agence de la biomédecine
Isabelle Bourdeau

- Tel : 01 55 93 64 98


(1) Enquête sur les perceptions, attitudes et représentations des français réalisée par LH2 pour l’Agence de la biomédecine sur l’assistance médicale à la procréation, à l’embryologie et à la génétique humaine, janvier 2007.
L’Agence de la biomédecine est un établissement public national de l’État dépendant du ministère de la Santé et créé par la loi de bioéthique du 6 août 2004. Elle exerce ses missions dans les domaines du prélèvement et de la greffe d’organes, de tissus et de cellules, ainsi que de la procréation, de l’embryologie et de la génétique humaines. Elle est notamment chargée de développer l’information sur le don d’organes et sur ses enjeux.

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