L’Ordre national des pharmaciens partenaire de la 6ème Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe

Mis à jour le : 10.07.12

Le nombre de greffes d’organes a augmenté de 32 % depuis l’an 2000 mais le nombre de personnes inscrites en liste d’attente ne cesse d’augmenter. Conséquence, la pénurie de greffons persiste. En 2005, près de 12 000 personnes ont eu besoin d’une greffe d’organes, et seuls 4 238 ont pu être greffées.

Chacun peut contribuer à faire progresser la greffe. Comment ? En prenant position pour ou contre le don de ses organes et en le disant à ses proches, afin qu’ils puissent en témoigner en cas de décès brutal. Tel est le message clé de la 6ème Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe, qui aura lieu le 22 juin prochain. Elle recevra, cette année, le soutien actif de l’Ordre national des pharmaciens.

Le pharmacien est de plus en plus impliqué dans le champ thérapeutique de la greffe d’organes. En amont de la chaîne de greffe, il est l’un des interlocuteurs privilégiés du grand public pour l’information sur le don d’organes. En aval, il dispense les traitements immunosuppresseurs et joue un rôle important dans le suivi des greffés tout au long de leur vie.

La campagne de 2006 sera l’occasion d’une information technique spécifique à destination des confrères officinaux et biologistes. Il leur sera proposé de distribuer des Guides d’information au public et d’apposer une affiche cosignée par l’Ordre et l’Agence de la biomédecine dans les officines et les laboratoires d’analyses de biologie médicale de ville.

Le pharmacien et la greffe d’organes : une implication croissante
Au fil des années et des progrès en matière de greffe, les personnes greffées sont de plus en plus nombreuses et vivent de plus en plus longtemps. Si leur qualité de vie ne cesse de s’améliorer, c’est cependant au prix d’une vigilance de tous les instants et d’un suivi spécifique à vie. Un suivi dans lequel le pharmacien de ville est de plus en plus impliqué.
Chargé de la dispensation des médicaments immunosuppresseurs, le pharmacien de ville a vu, par la même occasion, sa mission d’accompagnement des personnes greffées prendre une nouvelle dimension.
Il veille aujourd’hui :
- au respect des protocoles d’immunosuppression au quotidien : explications des modalités de prise des différents médicaments, vérification de l’observance, dépistage des effets indésirables, identification des contre-indications et prévention des interactions médicamenteuses éventuelles ;

- à l’adoption d’une hygiène de vie tenant compte des contraintes de l’immunosuppression : alimentation adaptée, protection contre le soleil, etc. ;

- à orienter le patient en cas d’infection opportuniste ou de symptôme inhabituel.
Le pharmacien biologiste assure naturellement la bonne réalisation des examens de suivi biologique.

Proche et disponible sans rendez-vous, le pharmacien offre également à la personne greffée l’écoute et le réconfort dont elle a besoin.
Impliqué dans le suivi des greffés, le pharmacien l’est également dans l’effort d’information sur la réglementation en vigueur sur le don d’organes.
Invités, lors de la Journée du 22 juin 2005, à proposer des guides d’information sur le don d’organes, les pharmaciens ont fait preuve d’une mobilisation et d’une motivation remarquées. Cet engagement est conforme à la mission d’éducation sanitaire promue par la profession. Il montre également la grande sensibilité des pharmaciens pour la cause de la greffe, fruit du contact régulier avec des personnes greffées.

Les modalités du partenariat


Le partenariat entre l’Agence de la biomédecine et l’Ordre des pharmaciens se traduira par :
- la mise à disposition de guides d’information dans les 23 200 pharmacies et les
4 340 laboratoires d’analyses médicales de ville ;

- une affiche co-signée par l’Ordre et l’Agence de la biomédecine dans les officines et les laboratoires d’analyses médicales, incitant à demander des informations et des conseils dans l’établissement concerné ;

- la diffusion, via la Lettre des Nouvelles Pharmaceutiques, d’une « fiche technique » du Comité d’éducation sanitaire et sociale de la pharmacie française (Cespharm) sur le don d’organes, l’immunologie et la vie après la greffe destinée à actualiser les connaissances des pharmaciens.

- la mise en valeur du partenariat dans les relations avec les médias

22 Juin 2006 : s’informer, réfléchir et échanger sur le don d’organes


Lorsque la famille ne connaît pas la position du défunt sur le don d’organes, elle peut hésiter et parfois s’opposer. Il est donc nécessaire d’inviter chacun à dire s’il est d’accord ou non pour donner ses organes en cas de décès brutal, et à transmettre sa position à ses proches. Cependant, prendre la parole en famille sur ce sujet demande du temps pour mûrir sa position, trouver le moment adéquat pour en parler avec son entourage.,

Information, réflexion, échange : cette année, l’Agence de la biomédecine intervient à chacune de ces étapes pour stimuler les prises de position sur le don d’organes.
En juin, l’Agence de la biomédecine proposera un guide d’information actualisé. Il sera distribué par les bénévoles des associations en faveur de la greffe, les équipes hospitalières, les pharmacies et les laboratoires d’analyses médicales partout en France.

Une campagne radio de sensibilisation sera également programmée du 16 au 22 juin. Trois spots seront diffusés sur France Inter, France Info, France Bleu, RTL, Europe 1, Nostalgie, Sud Radio et les stations majeures des DOM. Basés sur des témoignages, ils traiteront respectivement du don d’organes et de ses enjeux, du processus de réflexion et du vécu d’une famille ayant échangé sur ce sujet.

La greffe, une thérapeutique qui sauve toujours plus de vies


Pratiquée depuis plus de 50 ans dans le monde, la greffe d’organes est une thérapeutique qui constitue chaque année, pour près de 12 000 personnes en France, l’espoir de reprendre une vie normale ou de continuer à vivre.
Encouragée et étroitement encadrée par les pouvoirs publics, l’activité de prélèvement et de greffe d’organes se développe dans notre pays. En 2005, deux seuils importants ont été franchis : le taux de prélèvement a atteint pour la première fois 22 prélèvements par million d’habitants, et avec 4 238 greffes pratiquées (dont 94 % à partir de donneurs décédés) l’activité a dépassé le seuil de 4 000 greffes annuelles.

Les chiffres clés

- De 2000 à 2005 : hausse de 32 % du nombre de greffes réalisées

- Entre 2004 et 2005 : + 7,3 % pour l’activité de greffe (+ 27 % pour les seules greffes de poumon) et + 6,2 % pour l’activité de prélèvement d’organes

- + 4% d’inscrits en liste d’attente en 2005

- En 2005, près de 12 000 malades ont eu besoin d’une greffe et 4 238 patients ont été greffés

Contacter le service de presse :
I&e

Hélène Mirbeau

- Tel : 01 56 03 13 24


Agence de la biomédecine
Fabienne Tong

- Par téléphone : 01 55 93 64 96


Ordre national des pharmaciens
Jean-Louis Craignou

- Tél : 01 56 21 34 97

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