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Projets financés par l’appel d’offres annuel « Recherche et greffe »

L’appel d’offres annuel Recherche et greffe de l’Agence de la biomédecine a été initié en 1995 par l’Établissement français des Greffes (EfG). À sa création en 2005, l’Agence reprend les missions de l’EfG et poursuit le lancement annuel de cet appel d’offres.
Entre 1995 et 2020, un total de 26 éditions de l’appel d’offres Recherche et greffe ont été lancées (11 par l’EfG et 15 par l’Agence de la biomédecine) : 493 projets ont été soutenus financièrement (pour 1746 projets déposés éligibles). En moyenne, depuis 2006, l’Agence de la biomédecine soutient 18 projets par an, sur 81 projets déposés éligibles, pour un montant de 22 000 euros par projet.
Les thèmes de recherche portent sur la transplantation d’organes, de tissus et de cellule. Ils peuvent évoluer légèrement chaque année.

Voici l’ensemble des projets financés depuis 2006 dans le cadre de cet appel d’offres. Les recherches aboutissent en général en deux ans et les équipes remettent un rapport scientifique à l’Agence. Ils sont présentés par thématiques :

SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES

Consulter tous les projets de sciences humaines et sociales soutenus par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemples de projets soutenus financièrement par l’Agence :

Risques associés aux greffons dits « marginaux » : quelle information préfèrent les patients et les professionnels ?
La discordance entre la connaissance accumulée sur ces risques et l’information donnée aux patients motive cette recherche. Après une enquête décrivant la situation actuelle, la recherche évalue (1) les opinions des médecins, (2) l’accès pour les patients à d’autres sources d’information que les professionnels de santé et (3) les opinions des patients en attente d’une greffe d’organe.
Gwenaëlle VIDAL-TRECAN et Yvon CALMUS, université Paris-Descartes, AOR 2013
Un canevas d’entretien avec les proches pour mieux aborder la question du don d’organes
Cette étude teste, sur le réseau de prélèvement Nord francilien, l’hypothèse que le taux d’opposition au don d’organes serait réduit (en l’occurrence de 45 % à 30 %) si les médecins et infirmières de coordination délivraient une meilleure information en s’appuyant sur un outil d’aide à l’entretien (un canevas) lors de l’entretien avec les proches du défunt.
Stanislas KANDELMAN, hôpital Beaujon, AOR 2016
Comment les soignants vivent la procédure de prélèvement Maastricht III ?
La procédure de prélèvement d’organes sur des personnes décédées en réanimation qui ont fait l’objet d’une décision d’arrêt des traitements (Maastricht III) a créé une nouvelle figure de fin de vie. Cette étude d’observation croisée du vécu des soignants et des proches du défunt se concentre sur l’anxiété des soignants dans le cadre de cette procédure.
Matthieu Le Dorze, hôpital Lariboisière (Paris), AOR 2020
Diminuer l’anxiété du receveur au moyen de la musique ?
« sonaTHe » est un projet d’intégration de la musicothérapie au moment de l’appel pour greffe des patients en attente d’un foie. Le but est de diminuer l’anxiété et la douleur du patient lors de cet appel.
Jean-Charles DUCLOS-VALLE, Fédération hospitalo-universitaire Hépatinov (AP-HP), AOR 2020.

ORGANES

Cœur, poumons

Consulter tous les projets soutenus sur la greffe de cœur et de poumon par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemples de projets soutenus financièrement par l’Agence :

Estimer le bénéfice de la greffe de poumon sur la survie des patients
Ce projet évalue ce bénéfice dans les indications de mucoviscidose, broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et fibrose pulmonaire. Les avantages et les limites des différents modèles statistiques d’estimation du bénéfice de la transplantation pulmonaire sont comparés.
Raphaël PORCHER, centre d’épidémiologie clinique de Hôtel Dieu, AOR 2014
Améliorer la préservation des cœurs avant transplantation
L’enjeu de ces recherches, soutenues à deux reprises, est de prolonger la conservation des greffons cardiaques, actuellement très courte (3-4h) et d’évaluer leur viabilité. L’équipe a développé une machine de perfusion des greffons cardiaques, réalisé les tests précliniques et fabriqué le prototype clinique de la machine. Elle a obtenu une meilleure qualité de conservation du cœur en étudiant la composition du liquide de perfusion. Elle a également ajouté à la machine des méthodes innovantes et non-invasives d’évaluation de la viabilité du greffon.
René FERRERA, Université de Lyon, Inserm, AOR 2012, AOR 2017
Mieux détecter et prévenir le rejet humoral aigu en transplantation cardiaque.
Cette complication de la transplantation est due à la fabrication par le receveur d’anticorps anti-HLA spécifiques du donneur. La recherche évalue des marqueurs histologiques de diagnostic du rejet humoral aigu du greffon cardiaque en combinant des approches cellulaires et moléculaires.
Béatrice CHARREAU, CHU de Nantes, Inserm, AOR 2015
Détecter HLA-DQ et son rôle pathogène dans le contexte d’une immunisation anti-DQ du receveur
Cette équipe avait montré que les anticorps anti-HLA-DQ spécifiques du donneur sont pathogènes, alors que le gène HLA-DQ est peu pris en compte dans l’allocation des greffons. La recherche étudie la molécule DQ dans le contexte d’une immunisation anti-DQ du receveur, au moyen de différentes techniques et méthodes.
Jean-Luc TAUPIN, CNRS, UMR5165, Université de Bordeaux, AOR 2015
Malformations cardiaques congénitales de l’enfant : reconstruire grâce à l’ingénierie tissulaire
Dans de nombreuses cardiopathies congénitales, la voie de sortie du ventricule droit vers l’artère pulmonaire doit être réparée. La chirurgie utilise des matériaux inertes, ce qui conduit à multiplier les interventions au cours de la croissance de l’enfant, avec des risques importants de complications et séquelles. Ce projet de thérapie cellulaire consiste à implanter, dans un modèle expérimental chez l’agneau, un tube valvé biorésorbable ensemencé de cellules souches autologues pour tester son potentiel de croissance.
David KALFA, Inserm U633, Hôpital européen Georges Pompidou, AOR 2011

Rein et pancréas, y compris les îlots pancréatiques

Consulter tous les projets soutenus sur la greffe de rein et de pancréas par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemples de projets soutenus financièrement par l’Agence :

Évaluer le potentiel des îlots pancréatiques de donneurs obèses en vue de greffe
Non utilisable pour la greffe en tant qu’organe entier, le pancréas des donneurs d’organes obèses n’est en général pas prélevé, alors ces donneurs pourraient constituer une source de développement de la greffe d’îlots pancréatiques. Le projet compare les caractéristiques morphologiques et fonctionnelles des îlots humains de sujets obèses ou non, ainsi que, chez l’animal (souris) leur survie et leur fonction in vivo.
Julie KERR-CONTE, Université de Lille, AOR 2012
Pronostic néphrologique à 10 ans de la greffe d’îlots pancréatiques
Cette étude de cas-témoins compare, 10 ans après leur évaluation pour une greffe d’îlots, la fonction rénale de patients diabétiques (type 1) ayant effectivement été greffés à ceux ayant reçu une insulinothérapie optimisée.
Marie-Christine VANTYGHEM, CHRU de Lille, AOR 2013
La précarité est-elle associée à l’échec de la transplantation rénale ?
Cette analyse biostatistique mesure le risque d’échec de la greffe rénale sur une cohorte de patients greffés en fonction de la précarité sociale mesurée avec un indice composite, l’EDI (European Deprivation Index). Mettre en évidence un lien pourrait conduire à des actions ciblées (éducation thérapeutique…) permettant d’améliorer la survie des greffons rénaux et plus généralement la survie des patients.
Valérie CHATELET et Thierry LOBBEDEZ, INSERM U1086, Université de Caen-Normandie-CHU de Caen, AOR 2015

Foie- Intestin

Consulter tous les projets soutenus sur la greffe de foie et d’intestin par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemples de projets soutenus financièrement par l’Agence :

Améliorer la régénération du foie après la transplantation
L’hyperdébit de la veine porte est la cause du syndrome de « small-for-size » qui bloque la régénération du foie après transplantation d’un foie réduit (donneur vivant) ou partagé (donneur décédé). Cette étude évalue, chez le porc, l’efficacité d’un anneau portal ajustable pour moduler le débit portal et ainsi améliorer la régénération hépatique.
Éric VIBERT, INSERM U785, hôpital Paul Brousse, AOR 2009
Clarifier les critères anatomopathologiques et les profils moléculaires du rejet humoral en transplantation intestinale
L’étude sur biopsies est effectuée en lien avec les données cliniques, immunologiques et moléculaires, afin de définir les caractéristiques évolutives du rejet humoral de la greffe d’intestin et d’étudier son pronostic à court et moyen terme.
Marion RABANT, CHU Necker, AOR 2013
Un patch de cellules souches mésenchymateuses pour améliorer la régénération du foie ?
Le projet étudie, chez la souris, l’impact de ces cellules souches sur la survie de l’animal et sur la régénération du foie et de la fonction hépatique après une hépatectomie large. L’originalité du protocole est d’implanter les cellules en contact direct avec le foie restant, au moyen d’un patch constitué d’une membrane amniotique humaine ensemencée de cellules souches mésenchymateuses capables de se différencier en cellules hépatiques.
Martine DAUJAT-CHAVANIEU - INSERM U1183, CHRU de Montpellier, AOR 2016

Prise en charge des donneurs

Consulter tous les projets soutenus sur la prise en charge des donneurs par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemple de projet soutenu financièrement par l’Agence :

Que vivent les candidats à un don de foie ?
Pour enrichir la réflexion collective sur la procédure de don du vivant, ce centre d’éthique clinique a enquêté auprès de parents qui s’étaient portés candidats au don de foie pour leur enfant. Qu’ils aient été prélevés ou non, ils ont été interrogés au moins un an après la greffe.
Véronique FOURNIER, hôpital Cochin-Saint-Vincent-de-Paul, AOR 2008

Immunologie de la transplantation et autres thèmes

[Consulter tous les projets soutenus sur l’immunologie de la transplantation (et autres thèmes) par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemples de projets soutenus financièrement par l’Agence :

Les facteurs immunologiques de l’élimination du virus de l’hépatite E chez les transplantés d’organes
Les infections par le virus de l’hépatite E chez les patients transplantés d’organes sous traitement immunosuppresseur évoluent fréquemment vers une hépatite chronique dans laquelle l’immunité cellulaire est altérée. La ribavirine utilisée comme médicament antiviral permet souvent de contrôler l’infection et les traitements immunosuppresseurs affectent différemment le cours de l’infection. Il s’agit ici d’identifier les cellules lymphocytaires déterminantes pour l’élimination du virus et de préciser les effets sur ces cellules de la ribavirine et des traitements immunosuppresseurs, afin d’adapter leur utilisation.
Éric CHAMPAGNE, INSERM Occitanie-Méditerranée, AOR 2012
Prévenir le rejet chronique vasculaire du greffon transplanté ?
Le rejet chronique vasculaire est la première cause de décès à long terme des patients transplantés. Le vaisseau épaissit concentriquement en raison de la migration et la prolifération de cellules musculaires lisses, ce qui conduit à une ischémie et à la perte fonctionnelle de l’organe greffé.
Cette équipe étudie les mécanismes de l’immunité humorale (anticorps anti-HLA) impliqués dans cette prolifération, en particulier le rôle des sphingolipides (AOR 2012) et de la connexine (AOR 2015). Elle utilise des approches in vitro sur cellules musculaires lisses humaines et un modèle animal de xénogreffe (souris immunodéficientes) pour tester les agents thérapeutiques inhibiteurs du rejet chronique vasculaire.
Nathalie AUGÉ, INSERM, CHU Rangueil, Toulouse, AOR 2012, AOR 2015
Quel est le rôle des lymphocytes B dans le rejet chronique du greffon en transplantation ?
Ce rôle pourrait être sous-estimé au regard de celui des lymphocytes T, alors même que le rôle central des lymphocytes B dans le développement et le contrôle de l’immunité est démontré. Le projet étudie les populations de lymphocytes B au cours de la physiopathologie du rejet humoral chronique. Il associe une analyse phénotypique par cytofluorométrie et une analyse fonctionnelle à l’aide d’un modèle de coculture cherchant à évaluer le potentiel régulateur des lymphocyte B sur la fonction T.
Sophie HILLION, Université de Brest, AOR 2013

TISSUS

Consulter tous les projets soutenus sur la greffe de tissus par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemples de projets soutenus financièrement par l’Agence :

Une alternative à la greffe de cartilage ?
Dans une perspective d’ingénierie tissulaire, des cellules souches mésenchymateuses sont combinées à un support composé de microsphères de collagène incluses dans un gel de collagène. Leur différenciation en chondrocytes est stimulée par un facteur de croissance (TGFβ3) libéré par les microsphères. La capacité à former du cartilage est évaluée in situ (genou de souris arthrosique).
Danièle NOËL, INSERM U1183, Montpellier, AOR 2012
Un bioréacteur pour conserver les greffons cornéens
Après la validation préclinique du bioréacteur, il s’agit ici d’optimiser le protocole pour un transfert en clinique : formule améliorée du milieu de culture (indépendant du CO2 et sans sérum de veau fœtal) ; allongement de la durée de conservation (trois mois) et amélioration de la physiologie pour obtenir des greffons qui ne soient pas d’épaisseur supérieure à la normale (exposition intermittente à l’air humide). Le but est d’augmenter le nombre et la longévité des greffons cornéens conservés en banque de tissus.
Philippe GAIN, Biologie, Imagerie et ingénierie de la greffe de cornée (BiiGC), EA2541, AOR 2017

TISSUS COMPOSITE

Consulter tous les projets soutenus sur la greffe de tissus composites par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemples de projets soutenus financièrement par l’Agence :

Les cellules souches mésenchymateuses, outil de régénération tissulaire de l’œsophage ?
Avec en ligne de mire l’amélioration du traitement des cancers et des pathologies bénignes de l’œsophage, le projet évalue, sur un modèle animal (porc), le remplacement de l’œsophage cervical par une matrice acellulaire ensemencée de cellules souches mésenchymateuses autologues. Les conditions d’ensemencement de la matrice sont préalablement étudiées.
Pierre CATTAN, Hôpital Saint-Louis, Paris, AOR 2014
Quelle tolérance de l’utérus à l’ischémie froide prolongée ?
L’objectif du projet est d’évaluer la viabilité de l’utérus d’un gros animal après 24 heures d’ischémie froide et auto-transplantation (modèle chirurgical standardisé chez la brebis). Deux solutions de conservation sont comparées.
Tristan GAUTHIER, CHU de Limoges, AOR 2016

CELLULES

Cellules souches hématopoïétiques (CSH)
Consulter tous les projets soutenus par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemples de projets soutenus financièrement par l’Agence :

Augmenter la diversité génétique de la banque de sang placentaire de Marseille
La banque de sang placentaire de Marseille souhaite contribuer tout particulièrement à l’objectif national d’augmentation de la diversité génétique des unités de sang placentaire disponibles. Celle-ci est nécessaire pour que les patients issus de communautés autres que d’ascendance européenne puissent être greffés. Marseille peut tirer avantage de son bassin métropolitain enrichi de diverses vagues de migrations. Le projet a pour but de définir des zones d’origine géographique qui présentent un intérêt, de construire les outils pour améliorer le recrutement au sein des populations concernées et, enfin, d’explorer les aspects éthiques et juridiques de la question.
Julie DI CRISTOFARO, Université Aix-Marseille, AOR 2013
Infection virale après un allogreffe de CSH : une alternative à l’échec du traitement médicamenteux ?
Ces infections peuvent s’avérer rapidement mortelles en cas d’échec des traitements médicamenteux. L’immunothérapie adoptive constitue alors une alternative : des lymphocytes T cytotoxiques antiviraux produits par une technique immunomagnétique. L’équipe propose déjà ce type d’alternative contre l’adénovirus. Il s’agit ici de l’élargir au virus d’Epstein-Barr et au cytomégalovirus, ainsi qu’aux patients ayant reçu une greffe de sang placentaire.
Danièle BENSOUSSAN , CHU de Nancy, AOR 2014
Vers la greffe de CSH issues de cellules souches pluripotentes induites (iPS) ?
Les cellules souches pluripotentes induites sont un outil prometteur pour la greffe de CSH. Elles sont produites en dehors de l’organisme par reprogrammation de cellules souches adultes du patient lui-même, puis amplifiées et différenciées en n’importe quel type de cellule, avant d’être regreffées.
Les deux projets soutenus s’attachent à optimiser et sécuriser ce type de greffe sur un modèle animal (souris immunodéficientes) avant toute utilisation thérapeutique en hématologie : prévenir le risque de formation d’un tératome, optimiser la capacité de greffe de ces cellules.
François MOREAU-GAUDRY, INSERM U1035 : Biothérapies des maladies génétiques inflammatoires et cancer, Bordeaux, AOR 2014 et 2017

Autres thérapies cellulaires
Consulter tous les projets soutenus sur les autre thérapies cellulaires par l’Agence de la biomédecine, avec leurs résultats (publications, posters) :

Exemple de projet soutenu financièrement par l’Agence :

L’empreinte parentale (épigénome) des cellules souches embryonnaires est-elle altérée dans les processus de culture et de différenciation ?
Une thérapie régénératrice des neurones à partir de cellules souches embryonnaires représente un espoir de soigner la maladie de Parkinson. Avant toute application clinique, il est essentiel de savoir si l’épigénome des cellules est préservé, en particulier l’empreinte parentale dont les altérations sont associées à de nombreux cancers. Le projet évalue sur un modèle primate (singe Rhésus) l’impact de différents processus (culture in vitro, culture sur supports artificiels, différenciation in vitro, différenciation in vivo après greffe dans le cerveau de précurseurs neuraux). L’objectif est définir les meilleures conditions de culture, de différenciation et de greffe dans l’hypothèse d’une application clinique sécurisée.
Annick LEFÈVRE - INSERM U846, Institut Cellule Souche et Cerveau, Lyon, AOR 2010


Mis à jour le 05.06.2021
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